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Tome dix-huitième.
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Maiſons,Meubles&Nourriturecomm̃une des

32 DESCRIPETION

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DU MEXIQ2UE,

qu'on voit dans nos Livres(q). Mais ils n'ont pas laiſſé de conſerver''ha-bitude de leurs anciens caracteres, ſur-tout dans les Provinces éloignées

de la Capitale(1).

Cz n'eſt point par la deſcription des Palais de Motezuma, qu'il faut ju-ger des Maiſons communes du Mexique,& du go0t de la Nation pour

jes Edifices.rité,

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dit de la multitude& de'étendue des Hòôtels de Mexico,

Les Seigneurs& les perſonnes riches étoient libres, à la vé-q'imiter la magnificence du Souverain;& ſans répéter ce qu'on a

le Palais de cha-

que Cacique, dans la Ville ou la principale Bourgade de ſon Domaine(5),n'avoit gueres moins d'éclat que le Tezpac, ſéjour ordinaire de †Empe-

reur.

Mais il étoit défendu au commun des Mexiquains d'élever leurs

Maiſons au- defſus du rez-de-chauſſée,& d'y avoir des fenétres& desportes. La plüpart n'étant compoſées que de terre,& couvertes de plan-ches, qui formoient une eſpèce de plate-forme à laquelle tous les Hiſto-riens donnent le nom de terraſſe, on congoit que la commodité n'y étoit

pas plus connue que l'élégance.

térieur étoit revêétu de nattes de feuilles.

Dans les plus pauvres, néanmoins, l'in-

Quoique la cire& Phuile fuſſent

en abondance au Mexique, on n'y employoit, pour s'cclairer, que des tor-

ches de bois de Sapin.avec des couvertures de coton.

Les lits étoient des nattes, ou de la ſimple paille,Une groſſe pierre, ou quelque billot de

bois, tenoit lieu de chevet. Les ſiéges ordinaires étoient de petits ſacs,

pleins de feuilles de Palmier.

Il y en avoit auſſi de bois, mais fort bas,

avec un doſſier d'un tiſſu des plus groſſes feuilles; ce qui n'empéchoit point

que Puſage commun ne fut de s'afſeoir à terre,& même d'y manger.

On

reproche aux Mexiquains d'avoir été fort ſales dans leurs repas(t). Is

(q) Acoſta ſe croit en droit de conclureque les Diſcours qui leur ſont attribués parles Hiſtoriens ne doivent point paſſer pour u-ne invention des Eſpagnols.„On en a con-„ nu, dit-il, la vérité certaine, qui doit y„faire ajouter une entière foi''. Liv. 6. Ch. 7,

(r) Le même Ecrivain rend témoignagequ'il a vu le Pater noſter,&Aͥe Maria, leSymbole, le Confiteor, écrits à leur manière.„ Quiconque les verra, dit- il, s'en émer:„ veillera; car pour ſignifier ces paroles.„ Moi Pécheur je me confeſſe, ils peignent„ un Indien à genoux, aux piés d'un Keli-„ gieux,& lui parlant à l'reille. Pour cel-„ les-ci, d. Dieu Tout-puiſſant, ils peignenttrois viſages, avec des couronnes, en fa-con de la Trinité. Pour celles-ci,& à laglorieuſe Vierge Marie, ils peignent un„viſage de Femme& un demi-Corps de pe-„ tit Enfant;& à Saint Pierre& Saint„ Paul, des têtes, avec des couronnes, u-„ ne clé.& une épée.„ failloient, ils mettoient des caractères,„ comme, en quoi j'ai pechs,&c. D'ouù l'on„ peut connoitre la vivacité de leur enten-ement, puiſque cette façon. d'écrire ne

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Si les images leur dé-

man-

„leur a pas été enſeignée par les Eſpagnols.„ Fai vu la confeſſion de tous ſes péches,„ qu'un Indien apportoit pour ſe confeſſer,Ccrite de la même ſorte de peintures& de„ caractéères, en peignant chacun des dix„ Commandemens de Dieu, d'une certainefacon, où il y avoit pour chiffres certai-nes marques, qui étoient le nombre des„ péchés, qu'il avoit faits contre chaqueCommandement. Les plus habiles Eſpa-„ gnols, qui voudroient faire de tels mé„ moires par images, m'y parviendroient pas„ en un an, non pas en dix“. Ibidem.

(F) Voyez ci-deſſus l'arrivée de Cortez àTezcuco.

(t) Gomara donne pour exemple, non-ſeulement qu'ils prenoient toutes ſortes d'a-limens avec les mains,& qu'ils s'eſſuyoientles doigts à d'autres parties du corps, maisque pour manger des œufs durs, ils arra-choient un poil de leurs veux, avec]quel ils les coupoient envoir ôté l'écaille. C'eſt une que, dit-il,qu'ils conſervent encore aujourd'hui. Liv. 2.

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Ch. 85.