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Tome dix-huitième.
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0U DE LA NOUVELLE ESPACGCNE, LIv. II. 6r15

bles& des plus fertiles du Globe terreſtre. Outre ſes productions naturel-les, on ſe perſuade aiſément que depuis la Conquete des Eſpagnols, elle eſtenrichie de la plüpart des Plantes de Europe, qui doivent avoir acquis denouvelles perfections ſous un ſi beau Ciel. Mais cet article ne contiendra,ſuivant notre ancienne méthode, que les productions particulières au Pays& celles qui ſe font diſtinguer par leur excellence. Toutes les autres ſontrenvoyées à Farticle qu'elles regardent, ſous le titre général d'Hiſtoire na-turelle de l'Ameérique.

Doxxoxs le premier rang au Cacaotier, qui tire proprement ſon origi-ne du Mexique(a), comme il en fait une des principales richeſſ- Onnous donne, non-ſeulement ſa fig1

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gure, mais la maniêre dont les Mex JGuainse cultivent(b). On ſeme les grains de cacao dans une terre chaude&humide, Fœil en haut& bien couverts de terre. Les arbriſſeaux paroiſſenters le quinziéme jour; mais ils ſont deux ans à crottre de la hauteur deois palmes. On les tranſplante alors, en les arrachant avec toute la terre

8qui couvre leurs racines. On les met en allignement, à dix-huit palmesun de Fautre, avec un échalas à chacun pour les ſupporter,& des pla-anes ou d'autres arbres fruitiers à'entour, parcequ'ils demandent de r'om-bre. On retranche du pié tous les rejettons, qui les empescheroient de»'é.lever. On nettoie lelſ terrein de toutes ſortes de mauvaiſes herbes;&''ons'attache ſur-tout à garantir les Plantes, du froid, de lexcès d'eau„X decertains Vers qui les rongent. Dans l'eſpace de cing ans, elles deviennenthautes de ſept palmes,& groſſes comme le poing. C'eſt alors qu'ellescommencent à porter du fruit. Leurs feuilles reſſemblent à celles du Chaà-taignier, mais elles ſont un peu plus étroites. La fleur croit, commeaux Jaſmins, ſur le tronc& ſur les branches; mais à peine reſte-t'il unquart du nombre. Il sien forme une gouſſe, de la forme de'épi du bléd'Inde, verdätre avant ſa maturité, ordinairement brune lorfqu'elle eſtmüre, mais quelquefois jaune, blanche& bleue. Cette gouſſe contientles grains, ou les amandes du cacao, couverts d'une ſubſtance mucila-gineuſe dont ils tirent leur nourriture. La récolte s'en fait un peu a-vant la nouvelle Lune. On ouvre les gouſſes avec un couteau; on en tirele fruit, qu'on fait ſecher à l'ombre pendant trois jours,& pendant troisjours au Soleil;& cette opération ſe renouvelle alternativement juſqu'àce qu'il ſoit toutà-fait ſec. On remarque que les Cacaotiers ne rendent pasTair fort ſain.

LA Vanille, ſuivant le méme Voyageur, eſt une canne d'Inde de lagroſſeur du doigt, que les Eſpagnols nomment Vezauco ou Hanillz(c),&qui

vt—t

(a) Ceſt-à-dire, pour ſon uſage dans le tion que ce Voyageur neChocolat, car d' autres parties de Amérique thode des Mexiquains

voir comm il ſe cult gans nos Iiles,ter le Traité de Mr. de Cai

Fanille le nomC'eſt une

peuvent co

lus, Ingenieur des Ifles Frangoiſes,& le

Pêère Labat, Tome VI. Chap. 17. petite gouſſe, plei. tes g s noi-(5) Carreri, Tome VI. pag iv 8 iron quatre ou 1 pLabat le cenſure durement, la groſſeur de la cête d'une feuille

AIIII. Part.

DEscaETrIOoDE LA Nov-VELLE EspA-

Le Cacaotier

La Vanilleou le Mecha-

ſuchil.