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Tome dix-huitième.
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648
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DEschPrIox

Cozquauhtli

ou Aure.

Le Tzopilotl.Chiacchia-1

laccas.

Coqs d'Inde

ſauvages.

Grives Mexi-

quaines.

Pivert,&ſes vertus.

6, 8 DESCRIPTION DU MEXIQUE,

L.'Oistav que les Mexiquains nomment VLicicili parott peu différent decelui que les Européens ont nommé René dans d'autres liieux, Tomincios auPerou. Gomara le décrit:„ IIn'a pas le corps plus gros qu'une Guèpe.„ Son bec eſt long& trés délié. II ſfe nourrit de la roſée& de l'odeur„des leurs, en volrigeant, ſans jamais ſe repoſer. Son plumage eſt une„ eſpece de duvet, mais varié de différentes couleurs, qui le rendent fort„agréable. Les Indiens Peſtiment beaucoup, ſur tout celui du cou& de„ Feſtomac, pour le mettre en œuvre avec l'or. Le Vicicili meurt, ou„ plutôt, sendort au mois d'Octobre, ſur quelque branche à laquelle il„ demeure atttaché par les piés, juſqu'au mois d'Avril, principale fai-„ ſfon des fleurs. II fe réveille alors;& de-là vient ſon nom, qui ſignifie„ relluſcité“.

LE Cazguqaubtli, qui ſe nomme vulgairement Aure, eſt un grand Oiſeau,fort commun dans toute la Nouvelle Eſpagne,& de la groſſeur d'unePoule- d'Inde. Tout le plumage de ſon corps eſt noir, à Pexception ducou& de la poitrine, où il tire ſur le rouge. Ses atles ſont noires versla jointure,& tout le reſte eſt mêelé de couſeur de cendre, de jaune& depourpre. II a les ongles fort crochus, le bec des Perroquets, noir à Pex-trémité, les narines fort épaiſſes, la prunelle des yeux jaune, les paupiè-res rougeâtres, le front couleur de ſang& ſilloné de rides, qu'il ouure&qu'il reſſerre à ſon gré,& ſur leſquelles flottent quelques poils créepus. Saqueue, qui eſt celle de Aigle, eſt moitié noire& moitié cendrée. II ſenourrit de ſerpens, de léſards,& d'excrémens humains. II vole preſ-que continuellement, avec une force qui le fait réſiſter au vent le plusimpétueux. Sa chair ne peut être mangée,& jette une odeur fort puan-te. On diſtingue une autre eſpéce d'Aure, que les Mexiquains nommentIzopilotl.

Lus Chiacchialaccas ſont une eſpèce de Poules, qui reſſemblent beaucoupaux nôtres; mais elles font plus petites,& leur plumage eſt toujoursbrundtre.

Les Bois& les Campagnes du Mexique ſont remplis de Cogs d'Inde ſau-vages, qu'on tue facilement, pendant le clair de l-une, lorſqu'ils ſont ju-chés ſur les arbres ſecs où ils paſſent la nuit. S'il en tombe un, on ne doitpas craindre que le bruit de Parme à feu faſſe partir les autres(e).

Ox compte diverſes ſortes de Grives; les unes noires,& ſi familieres,qu'elles entrent dans les maiſons. D'autres ont les ailes rouges; d'autres latéte& leſtomac jaunes. Leur chair ſe mange, ſans éetre auffi fine que cel-le des nôtres.

LE Mexique a ſon Pivert, qui n'eſt pas plus grand que la Tourterelle,mais qui a le bec auſſi long que le corps. Son plumage eſt entièérementnoir, à l'exception de la gorge, ouù il eſt jaune. On aſſure que de P'eau tie-de, oùs l'on a fait tremper ſa langue, eſt un ſpécifique pour les maux decœur,& que la fumée de ſes plumes guerit d'autres douleurs du corps, par-une eſpsce de ſympathie; c'eſt-à dire, que celle des ailes guerit les mauxde bras, celle des cuiſſes, les maux de cuiſſes& des jambes,&c.(†).

L. E

02

E

(e) Carreri, Tome VI, page 210.(f) ELid.