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Tome dix-huitième.
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oU DELA NOUVELLE EsSPAGNE, Lrv. I. v8

cenſion: mais elles n'ont pas plutét fini, qu'elles retournent dans leurs re- Descnurrck-traites ordinaires. On ne doute point qu'elles ne faſſent des centaines de br 1A4 Nov.lieues à la nage, pour ſe rendre à ces Iles; car on a ſouvent remarqué que SiS-1npendant la faiſon de la ponte, il ſe trouve, dans l'Ifle ges Caymans, desTortues de toutes les eſpèces qu'on a nommées. Les Iſles au Midi de Cubaen ſont à plus de quarante lieues. Ceſt l'endroit le plus proche d'où cesAnimaux puiſſent partir;& l'on ne peut s'imaginer que la prodigieuſe quantitéde Tortues, qui ſe voient alors dans l'Ifle des Caymans, y trouve dequoi ſub-ſiſter. Celles qui vont pondre à'Aſcenſion font bien plus de chemin; carla Terre la plus proche en eſt à trois cens lieues,& perſonne n'ignore quedans les autres tems, ces Animaux ſe tiennent toujours près du rivage. DesIfles Gallapagos, qui en ſont remplies pendant Ia plus grande partie de lan-née, elles paſſent la Mer& vont pondre ſur le rivage du Continent, qui eneſt&loigné de plus de cent lieues. Cependant on remarque auſſi qu'au dé-part du plus grand nombre, il en reſte toujours quelques-unes dans le lieude leur demeure habituelle& de leur nourriture. On obſerve encore qu'el-les font ſuivies, dans leur route, d'une infinité de Poiſſons, ſur-tout de Gou-lus, dont on n'appergoit plus un dans les lieux qu'elles quittent,& qui nereparoiſſent qu'à leur retour.DaurIER nous apprend que les Tortues travaillent dans l'eau à la propa-gation de leur eſpèce, que le Male eſt neuf jours fur la Femelle,& qu’ ilne Tabandonne pas aiſément dans cette ſituation.„ Jai pris, dit-il, desMäles dans cette poſture. On perce facilement le Mäle, car il n'eſt pas

2) 5 4 8..„ fauvage. La Femelle, à la vue d'un Canot, fait des efforts pour s'échap-„ per; mais il la retient avec ſes deux nageoires de devant. Lorſfqu'on les

„ furprend accouplés, le plus für eſt de darder la Femelle; on eſt für alors

„ du Male(1)“.(1) Dampier, Ibid. pages 118& précédentes.g. 1 V.

Mines, Mütaux, Pierres precieuſes,& autres Produdions ou ſingularitsde la Nouvelle Eſpagne

AoF fait obſerver que dans la premiere ivreſſe du triomphe, lesEſpagnols apportéerent peu de ſoin à diſſimuler leurs avantages. Loinde faire myſtéere des richeſſes qu'ils découvroient de jour en jour, ils lespublierent avec oſtentation;& pendant quelques années, leurs plus célé-bres Hiſtoriens n'eurent pas d'autre objet. Mais la Politique ſe fit enten-dre, après avoir été long-tems étouffée par la joie,& porta ſa jalouſiejuſqu'à défendre, aux Sujets de l'Eſpagne, d'ecrire ou de parler publique-ment de ce qui ſe paſſoit au Mexique. Ainſi l'on n'a gueres d'autres lumie-res, ſur Por& Targent du Pays, que celles qui ſe ſont conſervées dans lesanciennes Hiſtoires; joint à quelques traits dont on eſt redevable aux Voya-geurs étrangers.Lgs riches Mines d'argent de Pachuca, dont on a donné la deſcriptiondans