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Tome dix-huitième.
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OU DE LA NOUVELLE ESPAGNE, Lrv. II. 627

échange, ſur les Teſtamens& ſur les Dons mutuels, enfin ſur toutes lesCharges qui ſe vendent. Ila commencé par deux pour cent; enſuite ona fa't monter juſqu'à quatre. Dans le cours d'une année, il rapporte, àla Coure Hse. environ trois cens vingt-cinq mille ducats.

LE Droit de Commiſſös regarde tous les biens qui tombent par ſaiſie entreles mains du Procure ur Fiſcal, tels en particu ulier que les Marchandiſes deContrebande. II eſt défendu de recevoir de la Chine, de s Philippines, du82 u,&c.& d'y envoyer, des M d. ui maient point été dé-aux Commiſſaires du Roi, ſous e Ehr. cation du Navire&

WarFFER nous apprend qu'en vertu d'une ſomme de huit mille ducats que8 Er Fet⸗ 1* 5 queion de 84 le paie annuellement au Roi, elle a fermé la cor-des Ports du Perou: geux de la Nouvelle Eſpagne; ce qui

fait perdre à la Couronne plus de trois cens mille ducats, qu'elle tireroitdes Droits royaux, ſi la liberté da Ce mmerce étoit établie entre ces deuxRégions. Elles s aideroient mutuellement d'un grand nombre de marchan-diſes, qui abondent dans fune,& qui manquent dans l'autre(p).

Iributos vacos eſt le nom d'un Droit royal fur tous les Offices qui dépen-dent de la Cour. II conſiſte dans la jouiſſance de leurs revenus, jufqu'àce qu'ils ſoient remplis

LE Droit, qui ſe nomme Tircios de Encommiendos, regarde les Offices quichangent de Poſſeſfeurs, par réſignation. Ceux qui ſont choiſis pour lesremplir, doivent au Roi le tiers de leur valeur.

LE 9. Janaconas eſt un Droit qui ne regarde que les Indier ns,& qui les obligede payer leur ſortie lorſqu'ils 185 tent leurs Boum urgs ou leurs Vi il ag 88

LE Harenuras tombe auſſi ſur les Indiens, lorſque par guerre ou pan r confiſ-cation, ils ſont e chaſſés de leurs Biens propres. Ce Droit leur i impoſe l'obli-gation de ſervir à gages;& de travailler tour à-tour aux Mines du Roi.

LEs Pulperias ſont des Cabarets où l'on donne à manger,& le nombre eneſt règlé d. ans toutes les Villes& dans tous les Bourgs. Ceu 8 qui paſſent cenombre paient, au Roi, un Tribut de quarante piaſtres. Dans lamultitude de Villes& de Bourgs dont la Nouv elle Eſpagne en remplie, ceDroit rapporte une fort groſſe ſomme.

LE 25 d'entrée, pour les Negs gres, n'eſt pas moins conſidérable. II eſtſtres par téte;& tous les ans, on en apporte un grand nombre.

Ià Cchr2 voit entrepris de igaa. un Im pôt fur le Pul zue, breuvage fa-

ori des Mexiquains, pour lequel il paroit que les Lipagno- s n'ont pas 7 moinsde goũt: mais on a déja rapporté, d'après Carreri„qu'elle s'eſt vue commeforcée d'abandonner cette entrepriſe. Celle d. affermer les Salines ne lui a88 réuſſi plus he ureuſement. Les Indiens n'ont point d' argent pour aci he-

rle ſel: d'ailleurs, il s'en trouve quantité de Mines dans les Monta gnes,dont il eſt impoſſible de leur fermer l'accès.

Ox lit, dans Waffer, que pendant la durée de lImpôt, un Particuli 8nommé Frangois de Cor 2 le, qui en avoit adminiſtration, devint ſi richeen peu d'années, qu'il batit, dans la rue de Saint Frangois, une Maiſon,

(½) Voyages de Lionnel Waffer, édition de Paris, page 253.