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[Tome I.]
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résulte, d’un côté, une disposition inverse de certaines parties de la valve gauche, et en même tempsune disposition identique de quelques autres parties. C’est ainsi qu’à l’espace triangulaire vide,compris entre les deux dents de la valve droite, correspond une forte saillie triangulaire, échancréeen dessous , mais sillonnée sur ses faces antérieure et postérieure de rainures horizontales corres-pondant exactement aux rainures de la face postérieure de la dent antérieure , et à celles de la faceantérieure de la dent postérieure. Aux deux grandes dents de la valve droite correspondent, sur lavalve gauche, deux profonds sinus, dont l’antérieur est bordé, en avant, par une petite lame peu sail-lante, crénelée à sa face postérieure, et correspondant au petit sillon en avant de la dent anté-rieure de la valve droite, et dont le postérieur est bordé en arrière par une lame semblable, cré-nelée à sa face antérieure et correspondant au petit sillon en arrière de la dent postérieure de lavalve droite. Il résulte de là que les deux sinus compris entre la grosse dent triangulaire médianeet les deux petites lames qui les bordent en avant et en arrière, ont leurs parois crénelées dans lemême sens que les surfaces des dents de la valve droite qu’ils sont destinés à recevoir. La partiede la charnière qui appartient à la valve gauche a été décrite par Lamarck comme formée de qua-tre dents, sillonnées d’un seul côté ; mais il ne me semble pas juste d’envisager la grosse denttriangulaire médiane comme formée de deux dents : ce n’est qu’une seule et même dent élargie etéchancrée par le bas, comme ce que l’on a appelé dans cette valve première et quatrième dent,n’est autre chose que le bord saillant du sinus destiné à recevoir les dents de la valve droite. Maisquelque différentes que soient, dans les deux valves, les parties de la charnière proprement dite, iln’en est pas de même de la carène arrondie qui se prolonge au-dessous de la partie antérieure dela charnière du côté gauche, et qui est parfaitement conforme à celle du côté droit, ni de la fossettepour l’insertion du muscle antérieur , ni de celles du muscle postérieur principal et du muscle sup-plémentaire , qui sont absolument symétriques dans les deux valves.

L’empreinte palléale, parallèle au bord de la coquille, s’étend de l’empreinte du muscle anté-rieur à celle du muscle postérieur, sans présenter aucune trace de sinuosité ; elle est plus ou moinssensible dans différentes espèces.

La surface intérieure de la coquille est généralement lisse, et reproduit à peine quelques tracesdes ornemens extérieurs ; ce qu’il faut sans doute attribuer à l’épaisseur considérable du test. Versles bords , on aperçoit, dans quelques espèces , de légers indices des côtes extérieures ; on en voitmême quelquefois à la surface intérieure des flancs, mais ils sont très-faiblement exprimés ; il n’ya que les sillons du corselet qui se montrent parfois distinctement à l’intérieur.

On conçoit à l’avance, d’après ce qui vient d’être dit, que les moules des Trigonies doivent pré-