VIII. Trigonia clathrata Ag.
Tab. 9, fig. 9.
Svn. Lyrodon litteratum Goldf. (pro parte). Tab. 136, fig. 5 a. )
L’espèce que je désigne sous ce nom a à-peu-près la forme et les dimensions du T. striata deSowerby ; Goldfuss paraît l’avoir confondue avec son Lyrodon litteratum qui n’est point le T. lit-ierata de Phillips; du moins sa fig. 5a cadre très-bien avec mon T. clathrata, tandis qu’elle dif-fère beaucoup des autres figures qu’il donne de son Lyrodon litteratum. Le corselet, séparé destlancs par une carène distincte, est marqué de plis très-fins ; l’espace compris entre les carènes in-ternes est au contraire lisse, absolument comme dans cette dernière espèce. La seule différence unpeu marquante consiste dans les ornemens des flancs, qui sont composés de varices plus grosses,moins nombreuses et réunies, d’une série à l’autre, par de fins plis transversaux. Les rangéesde varices elles-mêmes sont très-arquées.
L’exemplaire figuré fait partie de la collection du musée de Bâle ; il provient de Wallenbourg,près Bâle .
IX. Trigonia maxima Ag.
Tab. 4, fig. 6—9.
Quoique cette espèce ne soit connue qu’à l’état de moule, elle est cependant si bien caractérisée,qu’on ne saurait guère la confondre avec une autre espèce. Elle est remarquable tout à la fois parsa grande taille et par sa forme aplatie et fortement allongée en arrière. Les flancs sont parfaitementlisses. Les empreintes musculaires sont très-larges , surtout les postérieures; ce qui fait supposerque la coquille, qui était mue par des faisceaux de muscles aussi puissans, a dû être très-solide,comme le sont les coquilles de toutes les Trigonies. A côté et en avant de l’empreinte postérieureprincipale, qui a près d’un pouce de diamètre, on remarque l’empreinte du faisceau supplémen-taire , qui est également très-distinct. L’empreinte palléale est fortement accusée ; elle est dirigéed’avant en arrière parallèlement au bord postérieur, dont elle est éloignée d’un pouce dans lesgrands exemplaires ; aux deux tiers de la longueur elle se recourbe en avant et vient aboutir àl’empreinte musculaire postérieure. Les crochets ne sont pas très-saillans ; en revanche la charnièrea dû être puissante, comme on le voit par l’empreinte très-profonde des dents postérieures. Lafig, 9 représente une empreinte de la dent postérieure avec ses nombreuses dentelures.