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Y. TrIGONIA C1NCTA Àg.
Tab. 7, fig. 21—23, etTab. 8, fig. 2—4.
J’ai envisagé jusque dans ces derniers temps cette espèce comme identique avec le T. nodosa deSowerby ; je l’ai même figurée sous ce nom sur les planches ci-dessus. Mais un nouvel examencomparatif que je viens de faire de ces deux espèces m’a démontré que celle dont il est ici question,et qui provient du néocomien de Suisse , quoique très-voisine de l’espèce de Sowerby, en diffèrecependant à plusieurs égards, comme on va le voir. La forme est à-peu-près la même dans lesdeux espèces, mais dans le T. nodosa Sjpw., les varices sont plus grosses et plus irrégulières ; lecorselet, en revanche, est plus étroit et, ce qui mérite surtout d’être remarqué, il est à-peu-prèslisse et orné seulement de quelques varices isolées ; dans le T. cincta , au contraire, le corselet oc-cupe la moitié de la coquille (Tah. 8, fig. 3); il est traversé par des plis ondulés très-nombreux,mais interrompus au milieu par un sillon bordé d’une série élevée de petites varices semblables àcelles delà carène marginale, qui sépare le corselet des flancs. Je n’ai pas vu la charnière, maisje conclus de l’échancrure qui correspond aux dents postérieures, dans le moule figuré Tab. 7,fig. 23, qu’elle était assez développée; la même figure nous montre des traces très-distinctes del’empreinte palléale qui est fort éloignée du bord, et des empreintes musculaires postérieures, quisont de moyenne grandeur. Les crochets sont à peine saillans; cependant ils sont plus apparensdans les moules que dans les exemplaires qui ont conservé leur coquille.
Cette espèce se trouve dans les marnes bleues ainsi que dans le calcaire jaune du terrain néo-comien ; elle y accompagne souvent le T. caudata , qui est beaucoup plus fréquent.
YI. Trigonia QUADRATA Ag.
Tab. 6, fig. 7—9.
Le principal caractère de cette espèce se tire de la forme de la coquille ; elle est très-comprimée,un peu plus haute que longue et à-peu-près carrée, le côté antérieur étant seul arrondi. Les cro-chets ne font qu’une légère saillie au-dessus du bord cardinal. Le corselet, qui n’est point séparédes flancs par une carène, occupe la moitié de la surface de la coquille ; il est d’apparence rugueuse,légèrement tuberculeux, et l’on y distingue fort bien les lignes d’accroissement du bord postérieur.11 est en outre divisé en deux parties à-peu-près égales par un sillon oblique. L’angle postérieur