par des fragmens ; j’ai même trouvé des espèces de plusieurs genres dont je n’avais pointencore entrevu l’existence.
A Zurich , j’ai trouvé la collection publique enrichie de quelques pièces précieuses des schistesde Glaris, entre autres d’un Acanus très-complet, et du plus grand et du plus bel exemplaired’Anenchelum que j’aie vu jusqu’ici. C’est l’espèce que j’ai nommée An. latum ; cet échan-tillon est si complet qu’il ne laisse rien à désirer sur l’organisation de ce singulier genre. Il estévident maintenant que les Anenchelum et les Palæorhynchum appartiennent à la famille desScombéroïdes. Le premier de ces deux genres, qui sont du reste très-voisins , se rapprochentextrêmement des Lepidopus ; le Palæorhynchum, au contraire, a plus de rapport avec le genreHistiophorus. Cette découverte est importante à cause de la détermination géologique du terraind’où proviennent ces ichthyolithés. J’ai aussi eu le plaisir de rencontrer chez M. Meyer, trésorierde la ville de Zurich , celles des plaques originales représentées dans les Piscium querelœ deScheuchzer, que je n’avais point encore pu retrouver. M. Meyer possède aussi les cuivresde cet ouvrage, qui mériterait bien d’être réimprimé, dans un moment où l’on s’occuped’une manière aussi suivie de travaux paléontologiques, et où il est si rare de pouvoir se pro-curer les anciens ouvrages qui traitent des fossiles.
A Munich , M. André Wagner a fait l’acquisition , pour le Musée, de quelques poissonsnouveaux de Solenhofen , entre autres d’un fort grand Gyrodus très-complet, d’un nouveaugenre que j’ai nommé Macrosemius, et de quelques autres espèces moins remarquables.
Parmi le petit nombre d’espèces qui existent à Fribourg , M. le professeur Perîeb m’en afait voir quelques-unes de fort rares, que je n’avais pas décrites précédemment, savoir leThrissops Cephalotes, les Leptolepis polyspondylus et contractus, et de très-grosses dents del’Hemipristis serra.
Dans la collection de M. de Voith, conseiller supérieur de la direction des mines à Ratis-bonne , j’ai vu un très-grand nombre de fort beaux exemplaires de poissons de Kelheim , parmilesquels j’ai reconnu un genre nouveau et une dixaine d’espèces inédites, surtout de beauxGyrodus, qui m’ont servi à remplir les grandes lacunes qui existaient encore dans les caractèresde ce genre. Maintenant cette collection appartient à M. le comte de Münster. M. l’inspec-teur Emmerich m’a aussi remis quelques poissons du même gisement.
Cependant, c’est à la collection de M. le comte de Münster à Bayreuth et au Musée dePrague que j’ai dû, dans ce voyage, le plus grand nombre d’objets nouveaux. M. le comtede Münster, à force de soins, est parvenu à acquérir toutes les espèces intéressantes qui ontété découvertes à Sohlenhofen : aussi ai-je trouvé chez lui un très-grand nombre de beauxexemplaires de poissons de cette localité, d’autres de Kelheim , du Lias et du Muschelkalkdes environs de Bayreuth, avec un très-grand nombre de dents de Pycnodontes et de Squalesaccompagnés d’indications très-exactes sur leur gisement. J’ai trouvé en somme dans sa collec-tion plus de quarante espèces nouvelles, parmi lesquelles je ferai surtout remarquer quatregenres nouveaux de la Craie de Westphalie . Pendant mon séjour à Bayreuth , M. le comte