des Lophobranches et des Acipenserides. Mais ici aussi les matériaux se sont accrus dans uneproportion si inattendue , que pour ne pas retarder indéfiniment la clôture de cet ouvrage,j’ai dû souvent me borner à ne décrire que quelques espèces de tel ou tel genre très-nom-breux. Il y a même une foule de genres nouveaux qui sont simplement mentionnés, et dontj’ai été obligé de renvoyer la publication à une autre époque. Ces indications ne seront passans utilité, parce qu’elles donnent par anticipation une sorte de sanction aux citations quipourraient être faites de ces espèces par les géologues dans les collections desquels je les aiobservées. D’un autre côté, je n’ai pas voulu m’en attribuer dès à présent la propriété scien-tifique par la publication de simples diagnoses, qui seraient insuffisantes pour les faire recon-naître , afin de ne détourner personne d’une étude qui réclame le concours d’un plus grandnombre de cultivateurs. Malgré ces lacunes, j’ai cependant la conviction que, tel qu’il est, cevolume suffira pour donner une idée du caractère propre du type des Ganoïdes aux différentesépoques, et des modifications qu’il a subies dans le cours des âges géologiques.
Les mêmes considérations s’appliquent aux trois autres volumes de cet ouvrage, en parti-culier au troisième volume qui renferme l’histoire de l’ordre des Placoïdes.
Il me reste encore à faire une remarque sur la manière de compter les vertèbres , que j’aisuivie dans cet ouvrage. Toutes les fois que les exemplaires étaient assez bien conservés pourle permettre, j’ai appelé première vertèbre la vertèbre nuchale qui s’articule avec lé crâne, etj’ai continué l’énumération en marchant vers l’extrémité postérieure de la colonne vertébrale ;mais lorsque la portion caudale était seule bien conservée, j’ai suivi un ordre inverse, en ap-pelant première vertèbre celle qui porte la caudale; enfin lorsque le milieu du tronc étaitseul bien conservé, j’ai dû partir de la réunion de la queue au tronc et compter les vertè-bres caudales en allant d’avant en arrière, et les vertèbres abdominales en allant d’arrièreen avant. En faisant attention aux figures il sera toujours facile de s’y reconnaître.
L. AGASSIZ.