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larges. Elles sont composées de rayons nombreux, très-fins, presque tous simples ou seu-lement un peu fendus à leur extrémité, mais constamment divisés sur toute leur étenduepar de nombreuses articulations; celles-ci sonttrès-rapprocbées, comme les rayons lesont aussi entr’eux. L’examen que j’ai fait d’un grand nombre de poissons pour re-chercher l’importance du nombre des rayons, comme caractère spécifique, m’a conduità les envisager bien plutôt comme des caractères génériques ; c’est pourquoi je m’abs-tiendrai presque constamment d’indiquer le nombre des rayons des nageoires en dé-crivant les espèces. En revanche, j’en indiquerai la formule générique toutes les foisqu’elle me paraîtra pouvoir contribuer à la détermination des caractères d’un genre.Pour les Amblypterus, la voici : D. 3o à 5o ; A. 3o à 5o ; C. lobe inférieur, a5 à 3o ;lobe supérieur, de 80 à ioo et même au-delà; P. 20 à 3o; Y. 20 à 3o. La dorsale etl’anale ont à peu près la même forme ; ce sont de grandes nageoires plus hautes enavant qu’en arrière, et plus étendues, plus larges que leurs plus grands rayons ne sontlongs ; elles sont aux dimensions du corps à peu près comme l’anale des espèces les plusallongées des Abramis. La caudale a une forme très-caractéristique ; sur le côté inférieurdu prolongement de la queue sont insérés les plus grands rayons, ceux qui formentproprement la caudale. Leur longueur proportionnelle et leur point d’insertion sonttels qu’il en résulte une nageoire à deux lobes, dont l’inférieur, quoique le plus court,est cependant composé des plus grands rayons, qui vont en diminuant de longueurdepuis l’angle inférieur de la caudale jusqu’à son milieu. De là les rayons du lobesupérieur, à peu près tous- de la même longueur, s’étendent parallèlement entr’euxjusqu’à la fin de la nageoire. Sur le côté supérieur de ce prolongement il y a unesérie de petits rayons qui commencent au pédicule de la queue , et qui, accolés le longde son bord supérieur, s’étendent jusqu’à son extrémité. Il ne parait point y avoir deces petits rayons sur le bord interne des autres nageoires; cependant ils existent,mais ils sont si extraordinairement petits, qu’on peut à peine les entrevoir à l’œilnu. Il y en a au bord inférieur du lobe inférieur de la caudale, au bord antérieurde l’anale, de la dorsale, des ventrales et des pectorales. Des écailles en forme delozange plus allongé s’étendent tout le long du lobe supérieur de la caudale. Il y en ade plus grosses, très-larges et impaires sur le bord antérieur des nageoires impaires etau point d’insertion des ventrales. Les nageoires paires, c’est-à-dire les pectorales etles ventrales, sont de grandes nageoires, larges et très-arrondies. La position relativedes nageoires est aussi un caractère générique important. La dorsale n’est pas pré-cisément sur le milieu du dos; elle est un peu plus reculée et placée au point où letronc commence à se rétrécir pour former la queue. Elle se trouve ainsi opposée aubord antérieur de l’anale et à l’intervalle entre les ventrales et l’anale. L’anale com-mence vis-à-vis le milieu de la dorsale ou un peu plus en arrière , et s’étend presque
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