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qu’on trouvât plusieurs espèces dans les localités susmentionnées, et que toutes cesindications ne se rapportassent pas à la même.
Le Palæoniscus fultus ressemble assez par sa forme générale à l’espèce commune duMansfeld, mais il appartient à la division de ceux dont les écailles sont lisses; il estmême un peu plus large et plus trapu que le Palæoniscus Freieslebeni. Ce qui caracté-rise surtout les fragmens que j’ai vus y ce sont les grosses écailles et les forts osselets quis’étendent sur le bord antérieur de toutes les nageoires. Sur la fig. 4 ? on voit une partiede la tête, et les rapports de position qui existent entre les pectorales, les ventrales ,l’anale et le lobe inférieur de la caudale. Au dessus on voit un indice de l’extrémité de ladorsale, correspondant au bord antérieur de Panale. Sur la fig. 5, on voit le pédiculede la queue tout entier, l’anale et une partie des ventrales; les écailles des paroisabdominales sont disloquées.
La ceinture thoracique est très-prononcée ; son angle inférieur renflé porte lespectorales, dont les rayons antérieurs paraissent beaucoup plus allongés que les suivans.En général, toutes les espèces du genre Palæoniscus ont les nageoires moins arrondiesque celles du genre Amblypterus ; leur bord antérieur plus élevé leur donne une formequi les rapproche davantage, pour l’aspect extérieur, des poissons ordinaires. Les ven-trales de cette espèce sont plus petites que les pectorales, et plus rapprochées de l’analeque des nageoires antérieures. L’anale, dont l’insertion est étroite, a ses rayons an-térieurs beaucoup plus longs que les derniers, et sur leur bord, des osselets en Y,infiniment plus grands que ceux d’aucune autre espèce du genre, ce qui lui a valule nom de Palæoniscus fultus, par lequel j’ai voulu exprimer la force des nageoiressoutenues en avant par des rayons plus gros, qui sont eux-mêmes appuyés de fortssoutiens. Je ne puis rien dire de la forme des lobes de la caudale, puisqu’on ne voit queson bord inférieur et la base de quelques rayons assez épais.
Toutes les écailles sont parfaitement lisses; celles des séries antérieures, qui suiventimmédiatement la ceinture thoracique, sont plus étroites que les suivantes, c’est-à-dire,'plus hautes que longues; celles du milieu des flancs presque carrées, et tant soit peuobliques, sont les plus grandes; elles vont en diminuant insensiblement de grandeurvers l’extrémité du tronc ; sur le pédicule de la queue et surtout sur le prolongementqui sert d’insertion au lobe supérieur de la caudale, elles sont plus petites et en formede losanges, inclinées dans le sens de ce prolongement.
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