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Tome II.
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est aussi long que le corps est large. Les rayons qui viennent ensuite diminuent rapi-dement de longueur jusquau trente-cinquième, en sorte que lextrémité de la nageoireest très-écliancrée. La partie de la nageoire qui occupe la seconde moitié du dos, secompose de rayons a-peu-près de même longueur, jusquaux derniers qui se raccour-cissent encore un peu. Cette conformation de la dorsale se voit surtout bien dans lafig. 4? Tab. 4 a j et dans la fig. i, Tab. 4 b 3 lon remarque en outre, surtoutdans cette dernière, une particularité de la structure des nageoires, très-fréquentedans lordre des Ganoïdes, mais qui est plus évidente ici à cause du développementprodigieux de la nageoire, et qui rappelle ce que jai dit au chapitre des PalceonisCusdu passage insensible des écailles aux rayons des nageoires : cest que, dans la sérieimpaire des écailles du milieu du dos, celles qui se trouvent en avant de la nageoirese redressent insensiblement et passent à la forme de rayon par des transitions gra-duelles, en sarticulant sur les osselets interapophysaires supérieurs. Mais ce quil ya de plus curieux dans cette espèce, cest de voir, fig. i, Tab. 4 b 3 comment lesdix premiers de ces petits rayons sont simples, sans porter à leur bord antérieur deces petits osselets qui, dans la plupart des genres, sont accolés dès la base de la na^-geoire contre ses plus longs rayons; tandis quici ils sinterposent successivemententre leurs extrémités, depuis le dixième rayon jusquau dix-huitième, qui atteintlextrémité de la nageoire. Ces osselets peuvent donc être envisagés, ou comme desarticulations obliques, détachées du bord antérieur des rayons, ou comme des écaillesaccolées contre ce bord et qui seraient interposées entre les extrémités des rayons.Dans les grandes espèces du genre Lepidotus 3 ces transitions des écailles aux rayonsantérieurs des nageoires seront encore plus évidentes. On ne les remarque pas seu-lement en avant de la dorsale, elles ont encore lieu au bord antérieur de lanale, de lacaudale, et même des nageoires paires. Du reste, la dorsale de VE. crenatus paraîtavoir environ 8o rayons, sans quil soit possible de les compter exactement, à causedu mauvais état de conservation de son bord postérieur. Leurs articulations transver-sales sont très-éloignées, surtout celles des petits rayon s antérieurs. Depuis le plus longjusquau dernier, leur extrémité est bifurquée à plusieurs reprises, et les articulationstransversales sont un peu plus rapprochées. La caudale nest pas très-grande , pro-portionnellement aux autres nageoires ; mais le pédicule qui la porte est considéra-blement rétréci, en sorte quen avant des rayons, la largeur de la queue égale àpeine le tiers de la largeur du tronc dans sa partie la plus élevée. Le prolongementdu pédicule caudal se rétrécit tout dun coup, et diminue ensuite très-insensiblementjusquà son extrémité, Tab. 4 6g- 1 j ses côtés sont couverts décailles en forme

de losanges très-allongées. Le long de son bord supérieur il y a de longues écaillesimbriquées, qui sont très-grosses en arrière de la dorsale, Tab. 4 b 3 fig. 2 . La eau-