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la moitié du dos. Ses rayons sont très-gros et fort espacés ; aussi n’en compte-t-on que vingt-quatre ou vingt-cinq dans toute l’étendue de la nageoire ; tous se bifurquent à quelque dis-tance de leur insertion, et les derniers se divisent même en une quantité de petits filets à leurextrémité. La caudale ne paraît être qu’imparfaitement bilobée; la limite des écailles décrit,à l’origine des rayons, une ligne oblique légèrement arquée, qui résulte de ce que les rayonsdu lobe supérieur avancent beaucoup plus que ceux du lobe inférieur ; ils sont tous sans excep-tion bifurqués. Les pectorales sont composées de rayons minces, assez longs, très-serrés etdivisés nombre de fois. Les ventrales sont petites, situées à l’opposite du milieu de la dorsale.
Les écailles sont grandes, rhomboïdales et très-uniformes; celles du pédicule de la queuesont à peine plus petites que celles de la partie antérieur du tronc ; elles sont en outre épaisses;leur surface est lisse et leur bord postérieur paraît être uni. Dans notre exemplaire (fig. 1),les écailles elles-mêmes ne sont conservées que dans la partie antérieure du corps, en avantde la dorsale et des ventrales ; ce qui est au-delà ne sont que des empreintes des écailles ducôté gauche. Le squelette n’est pas visible , mais il paraît que la colonne vertébrale était assezlarge, à en juger d’après la ligne foncée, qui en indique la direction, le long du dos. Lagueule est petite. Les deux mâchoires, mais particulièrement l’inférieure, sont munies de très-fines dents coniques.
Je rapporte à la même espèce un petit poisson du Musée de Carlsruhe (fig. 2), que je croisêtre le jeune de notre Oph. procerus. C’est la même forme générale, la même coupe desécailles, la même disposition des nageoires, et si les rayons en sont plus fins, c’est à l’âgequ’il faut l’attribuer. La tête n’est si large que parce qu’elle est aplatie.
Les deux poissons figurés proviennent du calcaire lithographique de Solenhofen . L’exem-plaire de fig. I se trouve en la possession de M. le comte de Münster.
IL Ophiopsis pemcillatus Agass.
Vol. 2, Tab. 36, fig. 2-à.
La tête de cette espèce est proportionnellement très-grande ; elle occupe plus du quartde la longueur totale du poisson, et sa largeur le cède à peine à celle du tronc. Les mâchoiressont robustes ; la gueule est largement fendue ; on distingue à la mâchoire supérieure plu-sieurs rangées de fines dents assez robustes et coniques. L’orbite n’est pas très-grande; enrevanche, l’appareil operculaire est très-développé, ainsi que la ceinture thoracique, à la-quelle sont attachées les pectorales. La dorsale commence au tiers antérieur du dos et s’étendjusques près de l’origine de la caudale ; le premier grand rayon est précédé de trois rayonsplus petits et indivis. La caudale est très-inéquilobe ; le lobe supérieur est plus long, plusavancé, mais en somme plus grêle que le lobe inférieur; il est supporté par l’extrémité dela colonne vertébrale; le lobe inférieur, au contraire, est suspendu au-dessous. Les rayons