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grosses dents coniques : tels sont le Lap- Sputulo, et le Lap, (jT(icilis . II y a trois rayons bran-chiostègues cachés sous le préopercule et le subopercule, et dont l’interne est très-court; lesautres sont plus larges et plus plats. L’opercule n’est composé que de trois pièces, commedans le genre Polypterus ; il est petit et presque carré ; le subopercule est plus grand quedans la plupart des genres vivans, et se prolonge en un onglet, entre l’opercule et le préo-percule , dont la branche montante est entièrement cachée par les grosses écailles qui recou-vrent la joue ; en ‘revanche, la branche horizontale du préopercule est très-développée, etforme tout le bord de la tète en arrière de la mâchoire inférieure ; son angle postérieur estprolongé en arrière et tient lieu d’interopercule, que l’on ne trouve pas dans ce genre. L’or-bite est entourée d’un cercle de grosses écailles, dont les antérieures forment une série droitequi s’étend jusqu’aux mâchoires. Les os du crâne ont leur surface émaillée, rugueuse et ornéede sillons plus ou moins réguliers.
L’estomac du Lepidosteus gracilis, dont j’ai eu l’occasion d’examiner les intestins, grâceà l’obligeance de M. Ed. Gray, est une vaste poche allongée, qui occupe toute la cavité ab-dominale jusqu’en arrière des ventrales ; là le tube intestinal se rétrécit considérablement ; ilse plie ensuite en avant, puis se replie de nouveau en arrière. Avant cette seconde flexion ilsubit un nouveau rétrécissement très-notable qui ressemble à un étranglement. La partie ducanal alimentaire qui suit est la plus étroite ; c’est à elle que sont attachés les nombreux ap-pendices pyloriques qui caractérisent ce genre et qui forment une sorte de houpe semblableaux paquets de coloh'thes que l’on voit souvent fossiles à Solenhofen. L’extrémité postérieuredu canal est un colon assez spacieux ; mais, avant de se dilater de nouveau pour former lecolon, le tube digestif fait deux plis courts entre les appendices pyloriques ; ces plis sontcourbés de telle sorte, que le commencement du cécum, dans la position naturelle des intes-tins, a l’air de faire suite au bout de l’estomac. Le pli du pylore, les appendices pyloriques etles deux plis de l’intestin grêle sont situés sur les côtes de I extrémité inférieure de 1 estomacau bout du foie, et sur les côtés de l’extrémité supérieure du colon.
Le foie est très-allongé, simple et s’étend tout le long de l’estomac jusqu’aux appendicespyloriques ; dans sa partie antérieure, il est fixé à une espèce de diaphragme. Son aspect estcelui d’une feuille de saule noircie. Le cœur est plus charnu qu’à l’ordinaire chez les pois-sons; le bulbe aortique n’est qu’un tube musculaire sans renflement; les oreillettes sont pinsépaisses, et leur cavité plus petite que dans les autres poissons.
La vessie natatoire est celluleuse comme le poumon des Couleuvres, des Caméléons et detant d’autres reptiles; elle forme une longue masse effilée le long de la moelle allongée. Latrachée-artère s’ouvre par une fente longitudinale au fond de la bouche, dans la paroi su-périeure de l’ésophage ; c’est une petite glotte, dont les bords sont subcartilagineux; l’orificeen est droit, comme dans les oiseaux. Cependant les parties molles qui l’entourent sont tumé-fiées et ressemblent à un larynx suspendu par un pli de la voûte du palais en arrière des pha-ryngiens supérieurs.