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bords sont plus courts et plus grêles. La partie cachée des écailles en est complètement, dé-pourvue ; elle est lisse et ne laisse apercevoir que les lignes d’accroissement (Tab. 68 b, fîg. 3).11 n’y a au reste pas de différence bien sensible entre les écailles des différentes parties ducorps. La %. 2 , de Tab. 68 b, représente quelques écailles de la région dorsale ; la üg. 3 ,une écaille du milieu du corps ; fig. h , plusieurs écailles de la région abdominale. Je n’ai pasréussi à découvrir des traces de la ligne latérale ; ce sont sans doute les tubercules de la sur-face qui empêchent de reconnaître les canaux muqueux.
Les nageoires présentent des particularités non moins curieuses que les écailles. Tous lesrayons sont roides et fort gros ; ils ne se dichotoment pas et ne sont pas non plus articulés ;en revanche, ils sont hérissés de chaque côté d’une rangée de fortes épines, inclinées vers l’ex-trémité du rayon. Leur base est divisée en deux branches qui forment une fourche qui em-brasse le sommet des osselets interapophysaires. C’est du moins de cette manière que sont con-formés les rayons de la dorsale ( Tab. 68 c, lig. 4). La fig. 8 de cette même planche représentel’un de ces rayons grossis à la loupe.
Il y a deux dorsales ; la première est située immédiatement derrière la ceinture thoracique ;ses rayons sont longs et très-vigoureux. La seconde située en face de l’anale ( Tab. 68 a) ades rayons moins robustes, plus courts et plus nombreux, portés sur un gros interapophy-saire bifurqué ; cette nageoire n’a pas moins de treize rayons dans notre exemplaire. Les ven-trales et l’anale sont à-peu-près d’égale dimension ; les ventrales sont opposées au milieu del’espace compris entre les deux dorsales ; l’anale est un peu plus reculée que la seconde dor-sale. Elles sont toutes deux composées de rayons fort courts, mais cependant vigoureux.
La caudale est excessivement large , et si, comme tout semble l’indiquer , elle est entièredans notre exemplaire (Tab. 68 a) , nous aurions ici un type des plus curieux , une sorte degrand éventail dont tous les rayons paraissent être égaux. 11 est probable qu’elle était arron-die , comme dans certains Sauroïdes ; du moins ne remarque-t-on aucune différence entreles rayons supérieurs et les inférieurs. Cette nageoire est en outre supportée d’une ma-nière égale par les apophyses supérieures et inférieures des vertèbres caudales , et la co-lonne vertébrale n’est en aucune façon recourbée en haut, comme c’est le cas de tous les Ga-noïdes inéquilobes. Ses rayons sont très-vigoureux. J’en compte une vingtaine au lobe inférieuret quelques-uns de plus au lobe supérieur ; tous sont à-peu-près égaux, et il n’y a que les pre-miers, situés à la base de la nageoire, qui soient un peu plus courts. Leur structure est lamême que dans les autres nageoires, c’est-à-dire que la partie visible du rayon est supportéepar un rayon plus court, qui lui-même s’appuie sur les apophyses épineuses des vertèbres.La plus grande partie des vertèbres caudales sert ainsi d’appui à la caudale, et c’est ce quidonne à la nageoire sa grande largeur.
Le squelette intérieur de notre M. Mantellii est en général robuste. Les apophyses sont cour-tes mais grosses, du moins dans le voisinage de la queue. Celles des vertèbres abdominalessont plus longues et moins inclinées en arrière. Les vertèbres sont en revanche petites et grêlesrelativement à la taille du poisson.