milieu el courbés en arrière. Le nombre total des rayons est ici de cinquante-trois, qui sontsoutenus par autant d’osselets interapophysaires de la même forme que ceux de la dorsale. Ily en a pour l’ordinaire trois, quelquefois quatre entre deux apophyses. Quant aux deux groscrochets qui se voient en avant de la série des osselets interapophysaires, ce ne sont autrechose que des apophyses des grands interépineux, ou bien des dernières côtes sternales. Jesuis cependant plutôt porté à croire qu’ils sont portés par un grand osselet interapophysaire ,que par la première paire de côtes sternales.
Les pectorales sont rarement conservées ; elles sont composées de rayons extrêmement fins,un peu plus longs que les rayons de l’anale et fort nombreux. On en voit un fragment déplacédans l’exemplaire de fig. I, au-dessus de l’œil. Dans le petit exemplaire de fig. 3 cette na-geoire est en place, articulée , à l’angle de l’humérus , aux osselets du carpe. Les os du crânesont trop détériorés pour qu’il soit possible de les reconnaître tous dans l’exemplaire de fig. I.Ils sont un peu mieux conservés dans le petit individu de fig. 3 ; mais ils ne sont pas plusreconnaissables à cause des fractures qui les traversent. Les exemplaires du Musée de Paris sont sous ce rapport plus parfaits. Tous les os sont marqués d’une fine granelure, semblableà celle des os de la tête des Crocodiles, des Dapedium , des Lepidotus, etc. L’ethmoïde esttrès-allongé ; c’est lui qui forme , avec les frontaux , la crête verticale, au-dessous de laquelles’attachent les intermaxillaires supérieurs. Je n’ai remarqué aucune trace de l’opercule; maisl’os temporal est conservé dans une des plaques du Muséum de Paris La plaque correspon-dante laisse apercevoir distinctement les hautes branches latérales du maxillaire inférieur etsurtout la partie inférieure dilatée de l’humérus et du cubitus, ainsi que la large plaque quirésulte de leur réunion.
Les dents sont conservées dans les deux exemplaires de fig. I et 3, et nous avons reconnupar là que l’espèce appartient au genre Pycnodus. On voit sur la mâchoire inférieure del’exemplaire de fig. I trois rangées de dents allongées, à-peu-près d’égale dimension ; maisil n’y a que la moitié de la mâchoire qui soit visible. Dans le fragment de fig. 2, qui repré-sente l’autre moitié de la même mâchoire, qui est adhérente à la plaque correspondante , onreconnaît, outre deux rangées à-peu-près égales et une troisième rangée latérale, de petitesdents à-peu-près circulaires, mais cependant aplaties comme les grandes. Dans l’individu defig. 3, les dents sont beaucoup plus petites, mais elles trahissent la même disposition. Lafig. k les montre grossies. Il existe un exemplaire au Musée de Munich, dont la mâchoire in-férieure porte également trois rangées de dents, qui sont cependant bien moins régulièresque celles de notre fig. 1. Les plus grandes sont à-peu-près égales des deux côtés ; celles dela seconde rangée sont plus petites et pointues en dehors ; et celles de la troisième, encore unpeu plus petites et pointues en dedans. Le même exemplaire est aussi armé d’une dent canine,à pointe oblique. 11 se pourrait que ce fût une espèce différente de notre P. Platessus.
Je n’ai rencontré sur aucun des exemplaires que je connais, des écailles entières; cependantje ne doute pas, d’après l’analogie d’autres espèces, qu’elles n’aient été émaillées et en forme