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Tome II.
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CHAPITRE Y.

DU GENRE SPHÆRODUS àgass.

Existe-t-il un genre Sphærodus? Cest une question que je me suis faite bien des fois depuisque jai commencé à me familiariser avec les différens types de poissons broyeurs des épo-ques antérieures. On trouve dans les terrains du Jura et de la Craie une quantité de dents iso-lées, à surface lisse, présentant la même structure que les dents de vrais Pycnodus, mais qui sedistinguent par leur forme essentiellement circulaire (de le nom de Sphærodus). Ne trouvantparmi les débris de squelettes de ces époques aucun type auquel je pusse les rapporter, jenfis un genre à part que je rangeai dans la famille des Pycnodontes, à côté des vrais Pycnodus.Plus tard ayant reconnu que les grands Lépidotus avaient des dents de forme lout-à-fait sem-blable , je fus sur le point de supprimer mon genre Sphærodus pour en reporter les espècesdans le genre Lépidotus. Cependant une considération men retint, cest que les localitéslon trouve ces dents isolées de Sphærodus ne contiennent aucun squelette de vrais Lépidotus,tandis que ces squelettes se trouvent on ne rencontre point de dents isolées de Sphærodus.Je fis en outre la remarque que les dents de Lépidotus sont en général moins saillantes quecelles des Sphærodus et disposées en séries assez irrégulières sur les mâchoires, tandis que cellesdes Sphærodus forment des rangées très-régulières et sont bien espacées, ainsi que jai pu menassurer par un fragment de mâchoire du Sph. gigas qui a été trouvé récemment dans lesmontagnes de Neuchâtel et sur lequel dix-sept dents sont conservées. Enfin , il résulte des ob-servations de M. Owen , que les dents de Sphærodus ont une structure différente de celle desLépidotus ( # ). Ces considérations mengagent à maintenir provisoirement mon genre Sphæro-dus comme un genre à part de la famille des Pycnodontes, et jai par devers moi la convictionque lon finira par trouver quelque jour des débris de squelettes qui justifieront mes prévi-sions en montrant que les poissons dont ces dents proviennent sont réellement des Pycnodonteset que par conséquent ils nont rien de commun avec les Lépidoïdes, quoiquune partie de leursdents soient semblables. Je suppose au genre Sphærodus la forme que je lui ai donnée dansune figure restaurée au trait, Tab. G, fig. 2.

(*) 0' ven > Odontography p. 70. Létranglement quon remarque à la base des dents de plusieurs espèces de Sphærodusn est pas assez constant pour pouvoir être envisagé comme un caractère générique, comme je le pensais dans lorigine.

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