subconique ; particularité qu’il faut probablement attribuer à une position exceptionnelle, àmoins qu’elle n’indique une espèce particulière, ce que je ne crois pas. La fig. 93' se fait re-marquer d’un autre côté par sa forme plus aplatie.
Les beaux exemplaires de fig. 73, 86 et 87 se trouvent au Musée de Stuttgart. Fig. 89-94au Musée d’Oxford ; ils proviennent de l’argile de Kimmeridge. Les originaux de fig. 83 et88 se voient au Muséum de Paris. Enfin, celui de fig. 84 m’a été communiqué par M. Thur-mann. II en existe en outre des exemplaires dans plusieurs autres collections de la Suisse ,de l’Angleterre et de l’Allemagne , et l’on ne peut plus douter aujourd’hui que l’espèce ne soitpropre aux terrains jurassiques supérieurs dont elle est même l’un des fossiles caractéristi-ques. Jusque dans ces derniers temps on n’a connu que des dents isolées de ce poisson ; au-jourd’hui M. Auguste de Montmollin possède un fragment de mâchoire sur lequel on remar-que près d’une vingtaine de dents juxta-posées formant un pavé continu et très-serré. Je don-nerai plus tard la figure de cet échantillon remarquable.
Je dois faire remarquer encore qu’ayant distingué dans l’origine deux espèces que je réunisaujourd’hui en une, il se pourrait que j’eusse étiqueté dans quelques collections des dents decette espèce sous le nom de Sphœrodm jurassiens.
IL Sphaerodus annularis Agass.
Vol. 2, Tab. 73, fig. 93-100.
Le caractère saillant de cette espèce consiste dans une dépression circulaire qui se trouveprès du bord inférieur de la dent et qui fait qu’elle a l’air d’ètre entourée d’un anneau. C’estde toutes les espèces connues jusqu’à présent celle qui, par ses dimensions, se rapproche leplus du Sph. gigas. Elle est régulièrement bombée et circulaire ; cependant on en trouve aussides exemplaires qui sont quelque peu allongés. La hauteur de la dent égale environ le tiersde son diamètre.
C’est à l’obligeance de M. le comte de Munster que je dois la communication de cette es-pèce. D’après l’étiquette du dessin que j’ai sous les yeux , elle serait originaire de Ceylan ;cette indication est-elle bien certaine? M. d’Alberti a trouvé dans les dépôts sableux supérieursdu Keuper une dent de même grandeur, pourvue également d’une sorte d’anneau à la base,et qui pourrait fort bien être notre Sph. annularis.