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Tome II.
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sième rangée , a des dents toujours rugueuses, tandis que celles des rangées plus exposées aufrottement ont toujours leur couronne plus ou moins lisse. Une remarque quil importe encorede faire, cest que les petites dents des rangées secondaires de certains Pycnodus sont sillon-nées et ridées à-peu-près comme celles des Gyrodus, ensorte quil nest pas toujours facile deles distinguer. Il ma cependant paru que les sillons de ces dents étaient toujours moins pro-fonds que ceux des Gyrodus.

Les Gyrodus sont, comme les Pycnodus et les Microdon, un type essentiellement jurassi-que. La plupart proviennent des terrains jurassiques supérieurs. Cependant on en connaîtaussi plusieurs espèces dans la craie.

I. Gyrodus macrophtiialmus Àgass.

Vol. 2, Tab. 67.

Au premier abord on est tenté de confondre cette espèce , non seulement sous le rapportgénérique, mais même sous le rapport spécifique , avec certains Microdon et notammentavec le Microdon elegans (Tab. 69 b). Cest la même forme générale, les mêmes dimensionset la même position des nageoires. Mais si, au lieu de se borner à ces caractères généraux,on entre dans le détail de la structure des différentes parties du corps, on ne tarde pas à re-connaître des différences notables , que nous allons essayer dexaminer.

Voyons dabord les nageoires : la caudale est grande, largement fourchue, composée dedeux lobes allongés et étroits ; elle nest pas accolée immédiatement au tronc, comme dansles Microdon; elle est, au contraire, portée par un pédoncule distinct et très-robuste. Unnombre assez considérable de vertèbres caudales lui servent dappui. Les premières portentles grands rayons, et celles qui viennent immédiatement après, les rayons antérieurs ou petitsrayons de la nageoire. En examinant en détail les rayons eux-mêmes, on trouve que leursarticles se rapprochent insensiblement vers lextrémité des lobes, ainsi que le montre lafig. à , qui représente deux fragmens de rayons grossis. Il ne paraît pas que les grands rayonssoient fourchus, tandis que ceux du milieu de la nageoire le sont selon toute apparence.

Une première observation à faire à légard de lexemplaire figuré, que nous prenons pourtype du genre, cest que ce poisson est vu en grande partie par sa face interne. Le côté droitétant ainsi appliqué contre la pierre à laquelle les écailles sont restées adhérentes, il en résulteque les losanges de la région dorsale ne montrent que le revers de la cuirasse émaillée ; cequi nous explique pourquoi lon voit sur le même exemplaire des écailles et des parties dusquelette, (des osselets interapophysaires).

La dorsale ne commence pas au milieu du dos, mais un peu en arrière ; elle rappelle à cetégard la dorsale des Microdon , mais elle est proportionnellement bien moins développée. Lespremiers rayons sont petits, ils augmentent rapidement jusquau quatrième, qui est le plus