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que leur position influe beaucoup sur leur direction, et que lorsque l’espace ne leur permetpas de se développer dans le sens de la longueur, elles affectent une forme plus ou moins ir-régulière.
Une particularité qui m’a frappé, c’est que les dents de toutes les rangées sont parfaite-ment lisses, même dans les endroits où l’on ne peut pas admettre d’usure. Or, quoique jen’attache pas une grande valeur aux rides de l’émail dans la détermination des espèces, jecrois néanmoins que leur absence complète dans le cas particulier doit être pris en considé-ration. C’est l’une des raisons qui m’ont empêché d’identifier cette espèce avec le G. Cuvieridécrit ci-dessous.
Lorsqu’on examine cette mâchoire de profil, on voit que les dents de la rangée externe etcelles de la troisième rangée ou rangée principale sont les principaux instrumens de mastica-tion ; car elles débordent considérablement celles des autres rangées , et sont en même tempsplus grandes et plus régulières. Toutes les dents d’une rangée sont ordinairement usées d’unemanière uniforme , présentant au milieu une surface plane entourée d’une dépression an-nulaire.
L’original, découvert par M. Hugi dans les carrières du portlandien de Soleure , se trouveau musée de cette ville. Lord Enniskillen possède aussi un fragment de la même espèce, pro-venant du Jura suisse .
VI. Gyrobus Cuvieri Agass.
Vol. 2 , Tab. 69 a, fig. 21-23.
Le fragment figuré représente la branche droite de la mâchoire inférieure d’une espèceparticulière de Gyrodus. Les dents sont en général moins allongées, quelques-unes sont mêmepresque circulaires ; mais ce qui les distingue surtout, c’est que leur sillon annulaire est beau-coup plus développé; la surface du sommet est en revanche d’autant plus petite; c’est cequi fait que lorsqu’on examine la mâchoire de profil, les dents paraissent en quelque sortemucronées (fig. 21). Les dents vont, comme d’ordinaire, en décroissant sensiblement d’ar-rière en avant, et celles de l’extrémité postérieure ont des dimensions au moins doubles del’extrémité antérieure._J’en compte douze dans la rangée principale ; quoique à-peu-près cir-culaires, elles sont cependant légèrement obliques. Les dents de la seconde rangée occupentune large dépression. La plupart sont circulaires, mais leur position n’a rien de régulier. Lesdents de la rangée externe se distinguent en ce qu’elles sont toutes allongées transversale-ment, comme si l’espace leur avait manqué pour se développer ; je n’en compte pas moins dequatorze dans notre exemplaire ; leurs dimensions le cèdent à peine à celles de la rangée prin-cipale. Enfin les dents de la quatrième rangée, ou rangée interne, sont les moins nombreuses;il n’y en a que huit dans notre exemplaire ; aussi cette série n’est-elle que de moitié aussi