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y en a régulièrement deux entre chaque deux apophyses; tous sans exception ont delarges crêtes latérales, formant une cloison continue sur toute la longueur du dos. Lamême chose a lieu pour l’anale. La caudale se compose d’à-peu-près trente rayons;les quinze ou seize gros qui occupent le milieu de la nageoire, sont portés sur leslarges et fortes apophyses de la dernière vertèbre; les petits extérieurs, sur celles del’avant-dernière et de l’antépénultième. Les pectorales sont abondamment fournies derayons assez vigoureux et divisés à plusieurs reprises, quoique moins longs que dansles Trigles. Dans la plaque correspondant à l’original de ma figure, l’on voit destraces des ventrales; elles ont au moins cinq rayons.
Il n’existe à ma connaissance qu’un seul exemplaire de cette espèce : c’est unedouble plaque de Monte-Bolca, appartenant à la Collection du Muséum de Paris . Laplaque que représente ma figure est celle de gauche, la même qui a aussi été figuréepar Yolta.
Pour compléter ce qui a déjà été dit dans les chapitres précédens sur l’ostéologiedes Cottoïdes, je vais ajouter la description du squelette de deux genres très-remar-quables de cette famille, qui appartiennent au groupe des Scorpènes, dont on neconnaît point encore de fossiles. Et d’abord je ferai connaître les particularités dugenre des Scorpènes proprement dites, en choisissant pour exemple le ScorpœnaPorcus , représenté vol. 4, tab. L, fig. 2 . On ne saurait méconnaître la grande res-semblance de ces poissons avec les Cottes proprement dits, et, n’était la forme de latête qui est comprimée latéralement, et la disposition des rayons épineux et des rayonsmous du dos qui sont réunis, on aurait de la peine à les distinguer. La tête de notreScorpène est grosse, armée de fortes épines qui font saillie sur le crâne, aux sous-orbitaires, au préopercule, à l’opercule et même à la partie supérieure de la ceinturethoracique; le deuxième sous-orbitaire se prolonge jusqu’au préopercule, auquel ils’attache. On remarque sur l’opercule deux arêtes obliques, qui se terminent à sesépines. Le bord supérieur de la mâchoire est formé par les intermaxillaires, qui sont debeaucoup plus courts que les maxillaires supérieurs et garnis d’une bande de dents envelours; de semblables dents se voient encore aux maxillaires inférieurs, au vomer,aux palatins, aux pharyngiens et aux arcs branchiaux, tandis que la langue est lisse.Il y a sept rayons branchiostègues, dont les trois antérieurs sont beaucoup plus grêlesque les quatre derniers. Les pectorales sont très-amples et très-longues ; leurs rayonssupérieurs sont simples; ceux du fort de la nageoire sont bifurqués, mais ceux du bordintérieur sont de nouveau simples. Les os du carpe qui portent ces rayons sont pro-