— 223 —
rayon dépasse sensiblement l’extrémité de la caudale, qui elle-même est si étalée,qu’elle présente une troncature presque verticale. La formule de cette nageoire est :9, 1, 7 ; 8 , I, 9. Tous ses rayons moyens et ses deux grands rayons simples sontportés sur la dernière vertèbre, et ses petits rayons extérieurs sur les apophyses del’avant-dernière. Le pédicule de la queue est, comme à l’ordinaire, très-grèle. L’a-nale est composée d’un nombre considérable de rayons qui vont en diminuant sensi-blement de longueur d’avant en arrière; il en est de même des osselets interapophy-saires , dont le premier seul est long et épais. Les pectorales sont très-grèles; ellesse composent de huit ou neuf petits rayons très-serrés. La charpente osseuse rappelle àtous égards l’espèce précédente : la colonne vertébrale est massive; les vertèbres ontdes apophyses très-vigoureuses , qui atteignent leur plus grande longueur vers le mi-lieu du dos; par contre, les osselets interapophysaires, qui longent toute la lignedorsale, sont grêles, et les derniers très-courts. Les côtes sont aussi fort grêlesmais les apophyses transverses auxquelles elles s’attachent sont vigoureuses. Enfin ,l’on distingue très-bien l’opercule, qui est très-petit.
L’original de mes figures provient de Monte-Bolca. Les deux plaques correspon-dantes se trouvent au Muséum de Paris. Je n’en connais pas d’autre exemplaire.