Comme dans tous les poissons de Glaris , l’enveloppe tégumentaire a complètement disparu.En revanche, le squelette osseux est très-distinct; la colonne vertébrale, plutôt grêle quemassive, est composée de vertèbres qui s’allongent insensiblement en arrière , tout en dimi-nuant graduellement de volume ; je compte vingt-deux caudales et dix-sept ou dix-huit ab-dominales. Les apophyses sont grêles, ainsi que les osselets interapophysaires. Il y a deuxdorsales, et bien que la première ne soit conservée que d’une manière incomplète, il résultecependant du nombre des osselets interapophysaires qu’elle devait être assez longue. La se-conde dorsale s’insère en face de l’anale ; ses rayons ne sont pas mieux conservés que ceuxde la première, mais l’on voit par les osselets interapophysaires, qu’ils ont du être plus serrés ;les osselets eux-mêmes sont aussi plus petits. L’anale à dû s’étendre à-peu-près jusqu’àl’origine de la caudale , à en juger d’après ses osselets interapophysaires. Les premiers rayonsqui sont seuls conservés, sont de même longueur que ceux de la dorsale. La caudale est forte-ment échancrée ; ses rayons sont très-divisés ; on remarque au lobe supérieur, en avant dupremier grand rayon, une série de quatre ou cinq petits rayons indivis qui n’existent point aubord inférieur. Les pectorales, situées au dessous des ventrales, sont composées de rayonsassez larges et, à ce qu’il paraît, dichotomisés dans toute leur longueur. Les ventrales pré-sentent la même structure et à-peu-près le même nombre de x*ayons.
C’est une espèce propre aux schistes de Glaris . L’original de ma figure se trouve au Muséede Zurich.
IL Palimphyes brevis Agass.
Vol. S, Tab. 20 et Tab. 21, fig. 1 et 2.
C’est cette espèce qui m’a servi à déterminer la place que doit occuper ce genre dans laclasse des poissons, en m’apprenant que c’est un véritable Scombéroïde. Sa forme trapue ledistingue suffisamment du P. longus. Tout son squelette est plus.vigoureux. Les vertèbrespostérieures surtout sont plus courtes et leurs articulations plus saillantes. J’en compte vingt-quatre caudales et une quinzaine d’abdominales. La tête est, il est vrai, prépondérante par sagrosseur, mais elle est moins allongée que celle du P. longus. La gueule paraît être aussi pluslargement fendue. Les apophyses vertébrales sont très-serrées par suite de la forme trapue desvertèbres. Les côtes forment également une grille très-serrée autour de la cavité abdominale.Les nageoires se distinguent par plusieurs particularités. Des deux dorsales qui sont parfaite-ment conservées dans l’exemplaire de Tab. 21, la seconde correspond exactement à l’anale ; etla première, à l’extrémité des ventrales. A les voir l’une à côté de l’autre , on ne dirait pasqu’il y a une bien grande différence dans la nature de ces deux nageoires. Cependant il estpresque hors de doute que la première est épineuse et la seconde molle. Celle-ci a en outre lesrayons un peu plus longs que la première. Chaque rayon est supporté par-un osselet, et ilparaît que le nombre des osselets correspond à son tour exactement à celui des apophyses.