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Tome premier.
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■s.

r HISTOIRE

révolutions de la nature ou de la politique, cette idée n’estpoint née de Pesprit de système : c’eft le résultat des faitssoumis à la critique Sc rapprochés par l’analogie. L’exempledes révolutions, conservées par la tradition , démontre la possi-bilité des révolutions passées dont Pantiquité surpasse la duréedu souvenir. Nous avons fait comme un homme qui seroittransporté subitement sur les rives de l’Euphrate ; au milieude ces plaines inconnues Sc nouvelles pour lui, le spectaclede vastes ruines , en partie cachées fous l’herbe, ou couvertespar le fable ces colonnes superbes qui restent debout pourmontrer la hauteur des édifices , ces débris de la magnificenceSc de Pindustrie , ces marbres sculptés, chargés d’inscriptions ,lui feroient concevoir tout à coup Pidée d’une grande ville :il n’auroit pas besoin de savoir que là fut Babylone ; le planSc Pordonnance des édifices , le génie de Pensemble Sc desgrands effets ont disparu ; mais aux détails qui font Pouvragedes arts , à Pimmenfité des édifices qui est le produit de larichesse Sc de la puissance , il reconnoîtroit l’antique demeured’une nation civilisée Sc nombreuse.

§. I L

Une preuve que les sciences orientales n’étoient composéesque des débris de connoissances plus anciennes, conservées,mais non augmentées par leurs possesseurs, c’est que les Grecsétablis à Alexandrie ont tout recommencé (a). Ils avoientrenversé l’empire de Babylone, ils s’étoient emparés du trésorde ses sciences. En succédant aux Chaldéens, ils ont fait usagede leurs longues observations ; ils auroient pu profiter égale-ment de leurs travaux , ils auroient dû suivre le fil de leurs

(a) Eclaircis. Liv. I, §. t.