Band 
Tome premier.
Seite
5
JPEG-Download
 

DE L’ASTRON O MIE MODERNE. 5

Soter (a) , il étoit cependant né avec ces inclinations doucesqui font le bonheur dqj peuples. Ces inclinations , en éloignantle Souverain de la gloire des armes, lui en montrent une autreplus réelle dans le commerce êc les arts qu’il fait fleurir , dansl’abondance qui naît à leur fuite ; òc dans les lettres , quidonnent de l’éclat à tous ces avantages solides. Les favans, quihabitoient le Muséum , étoient honorés del a présence du Prince,après savoir été de son choix. Il converfoit avec eux , il entre-tehoit i’émulation dans un lieu où l'ai fa n ce , l’oubli de tousles foins auroient pu introduire le relâchement ôc l’oisiveté.Les bienfaits, les récompenses font des encouragemens pourtous les hommes , mais ils ne suffisent point à l’homme delettres. II a l’ame plus délicate : la faculté de penser chez luiplus exercée , une connoiílance plus vraie de la nature deschoies, lui font dédaigner ces vulgaires objets des désirs hu-mains; il sent que la nature l’a fait pour être distingué : l’ef-time éleve son a me ; c’est le coup d’œil immédiat des Rois quidonne à la puissance de l'efprit toute ion énergie, Lc force legénie à se déployer ; il échauff e , il remue les esprits , il trans-forme les hommes. Cette magie est la feule qui existe fur laterre. Heureux les Rois de répandre un charme autour d’eux ,èc de n’avoir besoin que d’une volonté pour faire de grandeschoses !

§. I V.

L’École d’Alexandrie, fondée par Ptolémée Philadelphe ,subsista pendant près de dix siécles, & juíqu’à l’invaíion desSarrasins, qui, soumettant 1 Egypte à un nouvel empire , dis-persèrent les favans , brûlèrent la fameuse bibliothèque , Sc y

(a) Il avoit dit que c’étoit l’aîné des fils, succéder à son perc. Niiladelphe , quand il

& nou l’ioléraée Phi.adclphe qui dévoie suc Roi, s'eu vengea en k failauc mourir»