DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 37
mouvemens successifs Sc nécessaires ; le matérialisme , en unmot, est la base Sc la source de l’astrologie philosophique.
• §. x i y 11 1 .
Cicéron a beau dire que plusieurs astronomes célébrés deson tems déposoient de la fausseté de cet art (a) ; ces astro-nomes célébrés, Archelaiis, Cassandre, Scylax d’Halicarnasse,Sc Panœtius, font peu connus ; leur témoignage ne peucbalancer celui de Geminus. On peut en inférer que Cicéronse moquoit de l’astrologie comme il railioit les Augures. Maisle peuple étoit entierement livré au prestige de cette scienceprétendue , Sc on peut s’assurer même que les bons espritsétoient partagés , quand on voit que Séneque y croyoit , Scque Cicéron avoit pour amis les deux astrologues les plusfameux de son tems, L. Taruntius Firmanus, Sc P. NigidiusFigulus.
Les astrologues se proposoient non seulement de découvrirpar l’inspection des astres , au moment de la naissance d’unhomme, tous les évenemens de fa vie, mais encore le pro-blème inverse de déterminer l’instant de la naissance par l’exa-men des évenemens de la vie. Cette maniéré de procéderprouve bien que l’astrologie étoit fille dune science réelle ,puisqu’elle en conservoit la marche dans ses égaremens. Lesastrologues cherchoient fans doute par leurs réglés trompeusesquels aspects avoient entraîné telle destinée , Sc ensuite ilscalculoient par l’astronomie le jour Sc l’instant, où ces aspectsavoient eu lieu. Plutarque (b) raconte que Varron demanda àFirmanus de calculer le jour de la naissance de Romulus parles faits de fa vie, consignés dans l’histoire ou dans la tradition
(<;) De Divinat. II j 41,
Tome I.
(») Romulus , §. 6 ,
§