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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 47

ía terre (a). Mais cette exactitude même a fourni des armes pourcombattre son opinion ; comme si nous étions toujours enétat de juger les anciens, on lui a objecté qu’ils n’avoient puatteindre à cette exactitude. Ce que M. le Roy a soupçonné est:cependant une vérité. Nous allons le démontrer.

Ptolémée donne à la circonférence de la terre 1S0000stades ; il paroît que Marin de Tyr géographe à peu prèscontemporain de Ptolémée, lui donnoit la même étendue (b).Comme ils ne fe disent point les auteurs de cette mesure, nousavons droit de croire qu’elle est: plus ancienne qu’eux. En enparlant ici , nous n’anticipons point fur Tordre des tems.Abulfeda, qui pouvoir avoir fur Ptolémée des notions qui fontperdues, nous apprend que, suivant cet astronome , le degrécontenoit 66 | milles ( c ), fans que ni les uns ni les autresayent spécifié la valeur de ces stades , non plus que de cesmilles.

Nous avons trouvé dans un ouvrage astronomique de ShahCholgius, traduit ôc publié à Londres par Gréaves en 1651 [d ),que la circonférence de la terre est de 8000 parafanges ; cha-que parafange étant de 3 milles, chaque mille de 3000 cou-dées , chaque coudée de 32 doigts (e). Or les Persans modernesont tout pris de Ptolémée. Tous les élémens de Touvrage deShah Cholgius font copiés de TAlmageste. On ne trouve nullepart que les Persans ayent mesuré la circonférence de la terre.Une pareille opération n’est cependant point de celles qu’on

( a ) M. le Roy, Ruines de la Grece, p. j j.{b) Ptolémée , Geog. Lit>. I, c. 8.Riccioli, Almag. T. I, p. XL.

(c) Abulfeda , Geog. in Proleg.

(c) L’auteur fe sert du mot aune au lieude celui de coudée. Mais il est clair qu'il

confond l'aune avec la coudée; i°. paresque la division est la même ; i°. pares quenous voyons que Proclus en fait autant; cacdans ses Hypothèses , p. 397 , 11 dit que ledioptra d'Hypparque est de quatte aunes ,& p. 398 , il dit qu'il ne devoir pas êtremoindre de quatre coudées.