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HISTOIRE
l’Almageíte , dont sans doute on avoit tiré le texte d’Alexan-drie , fut le premier livre traduit.
§. I X.
Le premier élément qu’Almamon se proposa de vérifier futl’obliquité de l’écliptique’, plusieurs astronomes s’en occupèrent;il fit construire exprès de grands inítrumens. Mais nous n’en-rrerons point ici dans ces détails ; nous saisons l’hiítoire delesprit humain , nous ne prétendons point le suivre lorsqu ilrevient sur ses pas, lorsqu’il ne fait que réparer ses pertes : cesefforts semblables, répétés chez difFérens peuples, & plusieursfois , leroient ennuyeux pour les lecteurs. Nous ne citeronsque les faits remarquables , nous rejetons le reste dans noséclairciíTemens. L’entreprise la plus importante d u régné d’Al-marnon fut celle de la mesure de la terre. Les Arabes n’igno-roient pas que Ptolémée donnoit 180000 stades à l’étenduede la circonférence; ils connoiíloient peut-être les autresmesures de la terre , ou plutôt les transformations d’une me-sure unique. Au reste, ces anciennes opérations n’en empê-choient pas une nouvelle , elle paroissoit nécessaire , commevérification , au renouvelement de f astronomie. Nous sommestoujours persuadés que nous allons surpasser nos prédécesseurs.Cette pensée n est seulement pas de notre orgueil , elle tientà la nature des choses. Dès que lesprit humain est en action,il se perfectionne ; en recommençant on sait mieux , en succé-dant on va plus loin ; mais cette vérité suppose que l’on part dupoint où nos prédécesseurs étoient restés, & qu’en répétant leurstravaux , on a des moyens semblables ou meilleurs : ces moyensperfectionnés manquoient aux Arabes. Nous n’avons point les dé-tails de leur observation , nous savons seulement qu’ils ont trouvéle degré de 5 6 milles deux tiers ; & par une exacte évaluation du