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Tome premier.
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HISTOIRE

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L’épreuve étroit difficile ; cependant Jacob , qui étoit fansdoute un fripon plus adroit, ayant .pris ses livres, ses instru-mens, rêva quelque tcms, Sc répondit que le premier de cesmots étoit une plante , Lc le íecond un animal. Almamonouvrit le papier , Sc y trouva asj'a moufa , verge de Moïse ; cequi frappa d’étonnement le Calife Sc tous ceux qui étoientpréfens. Jacob railla son adversaire confondu. Un disciple dece docteur , outré de la honte que son maître avoit essuyée ,fe rendit chez Alkindi avec un poignard caché ; mais Alkindi,bien averti fans doute , lui dit d’une voix terrible : vous vene\pour m'aaffine r , quiue\ ce dessein , ainsi que le poignard quevous porte\ , & je vous apprendrai 1‘astronomie . Cet hommeétonné jeta son couteau , Sc fe rangea au nombre de fes dis-ciples , dont il fut le plus célébré , car cet homme étoitAlbumazar (a). Cette croyance à l’astrologie , à la magie , àla divination , fait un contraste singulier avec les connoif-fances que les Arabes tenoient de l’école d’Alexandrie. Nousavons cru qu’il nous feroit permis de rapporter ces traits quipeignent les mœurs des nations , le caractère des favans dute ms, la maniéré dont les sciences étoient cultivées , Sc qui(bailleurs délassent un peu de la sécheresse des matières quejious traitons.

§. X I.

Cet Albumafar, qui a joui d’une grande réputation, ne ladût qu’à l’astrologie.' II a fait un traité des conjonctions desplanètes, mais c’étoit pour connoître l’instant de la naissancedu monde Sc le tems de fa durée , qui, selon lui, dépendentévidemment de ces conjonctions. II s’occupa auílì de la durée

(<j) Hcrbelot, page 145.

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