DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 303
pas de beaucoup. La vraie année solaire étant plus courte deonze minutes, commençoit tous les ans onze minutes avantTannée civile, Lc avançoit d’un jour au bout de 1 3 2 ans (a).II reconnut également que la période de Calippe étant enerreur de six heures en 7 6 ans , s’écartoit d’un jour en 304 ans,comme nous l’avons remarqué {b) D’où il résulte une nou-velle imperfection dans le calendrier &C dans la célébrationde la Pâque , réglée relativement à la pleine lune qui fuitTéquinoxe (c). Bacon eut donc la gloire d’avoir prévu la né-ceíììté de la correction du calendrier.
§. X I.
On a voulu attribuer à Bacon la connoiíTance des effetsdu télescope, ou du moins des verres qui groííìffent les objets;mais en discutant les paffages qui le font soupçonner , oncroie qu'd n’avoit en vue que les sphères &C les portions desíphères, dont les anciens ont connu la propriété pour grossirles objets. Smith {d) lui refuse même la connoiíTance des verreslenticulaires , c’est-à-dire , des verres qui font convexes desdeux côtés. II paroi t en effet qu’il n’a décrit que Teffet d’uneportion de sphère dont la base plane est appliquée sur l’objet,Le dont la convexité est tournée du côté de Toril (e). Mais cesvues d’un homme , qui étoit au - dessus de son íìecle , n’ontpas été inutiles à Thumanité. II est probable quelles ont amenéTinvention des lunettes appelées besicles , qui datent du com-mencement du quatorzième íìecle ; & la combinaison de cesverres, faite par le hasard, a produit Tinvention des télescopes.
(u) Bacon , Opus msjus , p. 171.
(A) Histoire de l’Astronomie ancienne ,pag- t4 9 -
(c) Bacon , p. 171 Sc fui*.
(d) Smith, k Compltat fst. os. opt. T. II,p. 14 Sc 10.
M. de Montucla, hist. desMat.T.I. p.414,(t) Bacon, Op us majus , p. 3 ji.