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Tome premier.
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3 io HISTOIRE

ni entendus, les sciences étoienc cultivées pour elles-mêmes ;mais quand les connoìssances ont commencé à se répandre ,quand les premiers essais ont été loués , le profit de la gloirea frappé les âmes intéressées, l’amour de foi s’est associé àl’amour des sciences , &c leur culte a été profané. Dès quel’orgueil commande au génie, leurs produits font mêlés , lesquerelles honteuses ôc les basses jalousies naissent avec les idéessublimes.

§. XXV.

On voit dans les observations de Waltherus que les astro-nomes se servoient de différentes méthodes pour déterminerle lieu des planètes dans le ciel. Ils avoient d’abord les cerclesdes armilles qui don noient directement la position des planètes;ils avoient la méthode des alignemens, la plus facile de toutes ,parce qu’elle n’exige point d’instrument ; ils faisoient encoreusage de la méthode d’eítimer les petites distances des planètesaux étoiles par les diamètres apparens du Soleil, de la Lune ÔCmême de Vénus (a). Ils exprimoient auíîì ces petites distancesen doigts (b). Toutes ces méthodes étoienc pratiquées dansl’école d’Alexandrie. L'est donc ici l’époque du changement ;on y trouve les traces des anciennes, 6c les commencemens desnouvelles.

Une de ces méthodes nouvelles, plus exacte, mais fondéefur le même principe que celle des alignemens , est la mé-thode d’observer la distance d’une planète à deux étoiles pourconnoître son lieu dans le ciel. On conçoit que connoissant ladistance d’une planète à deux points déterminés du ciel, lepoint qu’occupe la planète est lui - même déterminé. On y

(<;) Obscrvationcs haffiam , p. 41.

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