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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 319

toujours environné d’un jour sombre, dont on n’a point d’in-térêt de le tirer: il seroit reconnu s’il se monrroit à découvert.Nous laissons ce mécanisme inintelligible pour faire mentiond’une idée plus heureuse. Fracastor remarqua que de la combi-naison du mouvement propre des planètes avec leur mouvementdiurne, de la combinaison du mouvement des étoiles en lon-gitude avec ce même mouvement diurne , il s’ensuivoit queces astres décrivoient des spirales (a). Les planètes , qui, dansl’intervalle d’un jour ont un mouvement propre , ne peuventêtre ramenées par la révolution diurne , au point d’où ellesfont parties. Le soleil , par exemple , montant au printemsvers le tropique d’été § décrit chaque jour à-peu-près un paral-lèle à l’équateur ; mais la révolution diurne finit à un pointplus élevé que celui où elle a commencé. En vertu de ces deuxmouvemens, annuel Sc diurne , il s’avance par des especes despirales , semblables aux pas d’une vis, ou aux circonvolutionsd’un ressort à boudin.

§. XXXII.

Comme Fracastor vouloir établir ses homocentriques, c’est-à-dire , comme il vouloir prouver que les planètes se mouvoientdans des cercles concentriques au monde Sc à la terre , il yavoir une difficulté qui l’embarraísoit beaucoup, c’est que lesplanètes paroissent tantôt plus grandes Sc plus près , tantôtplus petites Sc plus loin. Un mouvement dans un cercle uniquen’admettoit aucune des variétés expliquées jusqu’ici par lesépicycles Sc les excentriques. Les planètes dévoient être tou-jours à la même distance, Sc paroître toujours égales. En con-séquence Fracastor ne regardoit cet effet, ces variations que

(a) Fracastor, fcct. II, c. i , p. 45.

Tome s.

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