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Tome premier.
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331
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 33 i

besicles , qui servent à soulager les vues afïoiblies. LorsqueFracastor veut prouver que la densité d’un milieu transparentaggrandit les objets qui font vus à travers, il observe que cetaggrandissement est proportionné à l’épaisteur du milieu. Entredes objets semblables, vus dans l’eau, ceux du fond semblentplus grands que ceux qui font à la surface ; Fracastor ajouteque si l’on pose deux verres de lunettes l’un fur l’autre , onverra les objets plus grossis que par un seul (a). Ici Fracastortouchoit presque à la théorie des télescopes ; il n’avoit qu’àéloigner les deux verres : mais un siecle devoir s’écouler encoreavant cette invention. A quoi a-t-il tenu que cette idée ne sesoit présentée à lui ? C’est ce qu’on ne peut dire ; le pas semblefacile à faire, mais il n’a pas dépendu du hasard : le hasard nefait rien dans ce monde. Les idées, que nous concevons tout-à-coup , on ne lait pourquoi, & comme par inspiration, sontamenées par une certaine maturité ; les autres , celles mêmesqui font le plus près, attendent leur saison, comme des germes,semés ensemble dans la même terre , ne se développent quesuccessivement par différentes influences.

Fracastor est encore le premier des modernes, qui ait admisla diminution constante de l’obliquité de l’écliptique : il fitvoir quelle avoit toujours diminué depuis Ptolémée; èc s’ap-puyant fur la tradition des Egyptiens , qu’on avoit vu jadisl’écliptique perpendiculaire à l’équateur , il annonça que cesdeux cercles se confondroient un jour dans ,un même plan. LeP. Riccioli appelle cela des extravagances (b); mais tout cequ'u n bon observateur pouvoit faire alors, c’étoit de remar-quer le phénomène de la diminution ; le tems n’étoit pasvenu de savoir qu’elle appartient à un mouvement oscillatoire.

(<r) Fracastor, section II, chapitre 8, (£) Ibid. sect. III, c. i , p. 119.

P a g- 65. Riccioli, Alraag. Tomcl, p. iji.

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