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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. z 5-

anciens. Hypparque & Ptolémée en conclurent seulement queces planètes étoient fort éloignées.

La terre étant supposée immobile , il eût été heureux àl’homme d’en pouvoir sortir, de s’élancer dans Pefpace avecses instrumens , pour s’éloigner de fa demeure , & d’acquérirpar un changement de lieu suffisant, par une parallaxe assezgrande , la notion exacte de la distance que lui refusoit lerepos de la terre. Voilà précisément le bienfait de Copernic ;voilà le service qu’il a rendu à l’esprit humain & aux sciences.En restituant à la terre le mouvement quelle a reçu de fauteurde la nature , l'ho m me se trouve transporté avec elle ; il peutjuger de l’étendue d u monde par son voyage annuel. Ce nesont plus de petits intervalles, comme ceux qu’il parcourt furun globe de neuf mille lieues de tour; il fuit une circonfé-rence, dont plus de soixante millions de lieues font le diamètre.Voilà la base d’une grande parallaxe : Lc dans cette longue routeon a des stations à choisir pour établir des mesures. A chaquepas que fait la terre dans son orbite , ce déplacement changel’apparence du lieu des planètes dans le ciel. Ces déplacemensaccumulés forment des changemens sensibles. 11 s’agit unique-ment de bien connoître le mouvement propre de la planète,de bien établir à chaque instant le lieu, où elle est vue du soleil,& en comparant ce lieu , avec le lieu oblervé de la terre , on ala distérence , l’altération qui résulte du déplacement de notreglobe. C’est une véritable parallaxe que nous nommons paral-laxe du grand orbe , parallaxe de l'orbe annuel. Cette parallaxeest d’autant plus petite, que la planète est plus éloignée; maisla moindre est de plusieurs degrés. Copernic en conclut lerapport de la distance de chaque planète au rayon de l’orbe dela terre, c’est-à-dire , à l’intervalle qui sépare la terre du soleil.C’est le module des distances de toutes les planètes. 11 eut donc