402 HISTOIRE
vérifier Texécution ; 8c comme Texactitude est hors de toutesnos œuvres , comme nous n’aurions en nous-mêmes que desmoyens imparfaits de juger ces imperfections, il fallut cher-cher dans le ciel un type, un modele de perfection, qui n’existeque dans les ouvrages de la nature. Tous les cercles célestesont très-précifément 360 degrés; on imagina de choisir plusieursétoiles, qui fe partageassent le contour du ciel, Le le plus prèsdes cercles de l’équateur ou de l'écliptique. On meíura les dis-tances mutuelles de ces étoiles, 8c ces distances étant rappor-tées par le calcul à Téquateur ou à l’écliptique, leur sommedevoit faire 360 degrés ; ce qu’il y avoit de plus ou de moins,étoit Terreur de l’instrument.
§. XVIII.
Tycho attribue lui-mème une partie du mérite de fes obser-vations à Texcellence de fes instrumens, dont quelques-unsdonnoient une précision de 10 fécondes. Mais il avoit un autreavantage, c’est celui des méthodes qu’il inventa. II commençatous fes travaux à Uranibourg, par Tobfervation qui doit pré-céder toutes les autres ; c’est celle de déterminer la position descercles de la fphere à T égard de Thorizon du lieu. II suffit pourcela de connoître la hauteur de l’équateur, ou, ce qui revient aumême, celle du pôle fur cet horizon. Jufqu’alors on avoit observéla plus grande hauteur du soleil en été, 8c fa plus petite hauteuren hiver; la hauteur de l’équateur tient précisément le milieu deleur différence. Cette espece d’obíervation avoit Tinconvénientd’exiger un intervalle de six mois , 8c après ce tems écoulé laseconde observation pouvoit être manquée par le mauvais tems.Tycho trouva le moyen de faire cette observation dans une feulenuit, en employant les étoiles qui font peu éloignées du pôle,8c qui ne £é couchent pas. Ces étoiles passent deux fois en vingt-