DE L’ASTRONOMÍE MODERNE. 41?
un seul motif: agités par des désirs, par des intérêts divers ,souvent contrariés par la nature, croisés par nos semblables,nous obéissons à des forces qui se combinent, qui se combat-tent Sc se détruisent en partie ; la volonté n’est qu'u n résultat.Tycho, meilleur physicien, eût pensé comme Paul III Sc commeCopernic ; mais étranger à la bonne physique, la simplicité desexplications ne le toucha point : il ne fut pas ému à l’aspectde la vérité. Alors le scrupule eut plus de force dans un espritprévenu ; un doute se joignit à l’autre. Ces ressorts ont plusde insistance que d’activité , mais leur force négative servoitici l’ambition. La gloire du titre d’architecte du monde queCopernic avoit méritée après Ptolémée, Sc plus justement quelui, frappa Tycho; ses doutes lui parurent en conséquence plusforts Sc plus raisonnables, Sc il tenta de briser l’autel de sonprédécesseur pour construire le sien.
§. XXIX.
Tycho a cherché dans quel lieu on pouvoit placer lescomètes, Sc il s’est déterminé à les faire circuler autour duSoleil, au-delà des orbes de Mercure Sc de Vénus. II remarquaqu’elles doivent avoir une plus grande vitesse apparente, quandelles font dans la partie inférieure de leur orbite, Sc près denous, que lorsqu’elles font dans la partie supérieure , au-delàdu soleil. Si l’examen des observations ne donne pas les mêmesapparences que l’hypothèse le demande, c’est, dit-il, que cescorps n’ont pas un mouvement aussi régulier que les planètes.Ce font des astres créés pour s’éteindre; l’uniformité, la cons-tance , est un attribut de la durée. Ce qui est très-singulier,c’est qu’il ajoute que cette différence dans le mouvement dela comete, peut venir de ce que son orbite n’est pas circulaireSc régulier comme celle des planètes ; il conçoit que fa figure
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