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Tome premier.
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4s>i ÉCLAIRCISSEMENS.

M. de'Montucla (a) a trouvé dans Simplicius (b) un témoignage positif àcet égard. Simplicius fait dire à Poífidonius quelque chose d’après lui ; ilétoit donc antérieur à ce philosophe, qui étoit près de mourir dans un âgeavancé, vers 6 3 ans avant J. C. Il est certain que cet astronome est plusjeune qu’Hypparque , puisqu’Hypparque est cité dans son ouvrage relative-ment au nom des constellations (c). II est singulier sans doute que Geminusn’en parle pas davantage , Sc fur-tout qu’il ne dise pas un mot de la décou-verte mémorable du mouvement des fixes : mais Geminus ne paroît quemédiocrement versé dans l’astronomie. Il est fort instruit de tout ce qui s’estfait dans la Grece du tems d’Harpalus, d’Eudoxe , &c. ; il paroît l’être fortpeu des travaux de l’Ecole d’Alexandrie. Souvenons-nous qu’Hypparquen’avoit point annoncé une découverte décidée ; il pensoit qu’elle avoirbesoin d’être confirmée par le teins. En conséquence elle pouvoir n’avoir pasune certaine publicité; mais au reste tout cela peut se concilier. Geminusest plus ancien que l’an 6 3 avant J. C., où Poífidonius vivoit encore. Lecalcul de Bonjurius le place vers l’an x 37. Hypparque a observé depuis 160jusqu’en 115 ; il n’a découvert le mouvement des fixes que fur la fin defa carrière. L’an 137 il pouvoir ne le pas connoître , Sc Geminus, s’il écrivitalors, n’a pu le citer. Ce seroit donc à l’époque de l’an 137 avant J. C.que nous placerions Geminus.

§. XXIX.

Vers lan $1 avant l’ère chrétienne, on trouve (d) Théodofe, auteur detrois livres fur les sphériques. II avoir fait un traité de habícadonibus , oudes phénomènes qui ont lieu à l’égard des habitans de la terre , suivant laposition de la sphere céleste , ainsi qu’un ouvrage de diebus & noclibus , quidoit ressembler beaucoup à celui de habitaáonibus. Ces ouvrages nous restent ;ils ont été publiés en grec Sc en latin par Dasipodius (e). Mais nous ne par-lons point de Théodofe comme astronome ; nous ne lui donnons place icique comme fauteur de la doctrine des sphériques, dont l’astronomie a tou-jours retiré les plus grands secours. Nous avons dit qu’Hypparque paroîtavoir senti le premier la nécessité de la trigonométrie , Sc en avoir établiles premiers principes (/). Mais si Théodofe est antérieur à l’ère chrétienne»

(a) Hist. des Math. Tom. I, p. 176.

(b) Lib.II, Physiq. S. i. 10.

W C. II, p. 11 & Ij,

(d) Riccioli, Almag;. Tom I, p. XLY.(c ) ln spherict iocir. propos, 1372..

(./) S u P r à , p. 1 iy.