496 É C L A I R C I S S E M E N S.
TOtunâuatl in geomctru volumine comparavit , scrmam ipjius ad ovi (imïlïtu-dinem trahens qubd in latïtudine quidem,fed injongitudine probatur oblongum'.La partie de la terre connue avoir une forme oblongue, puisqu’elle étoitplus étendue de Test à l’ouest que du nord au midi ; mais les anciens n'enattribuoient pas moins la figure ronde à la terre. Qu’entendoit - il par lemonde comparé à un œuf? Quelque prévention favorable que nous ayonspour l’astronomie des tems les plus reculés , nous ne pouvons supposer querapplatiísement de la terre ait été autrefois connu, 8c que cette connoiífancequoiqu’oubliée, réduite à cette notion confuse & dénuée de preuves, aitété conservée jusqu’au siécle de Varron ; cette connoiífance tient à unethéorie trop profonde , ou à des observations faites fur la terre à des dis-tances trop grandes pour qu’elles ayent été entreprises dans les tems anciens,où les communications étoient difficiles. Cette idée vient fans doute de lathéologie payenne , qui apprenoit que le monde 8c tous les êtres étoientsortis d’un œuf (a). Les anciens représentoient la divinité productrice dumonde par l’emblême d’un homme , de la houche duquel sort un œuf(é).L-es Chinois disent que le premier homme, nommé Puonzu, sortit d’unœuf (í). Toutes ces traditions , qui ne font que des allégories , cachentfans doute des idées philosophiques ; mais nous sommes venus trop tardpour les deviner ; elles font trop couvertes du voile de l’antiquité ,8c nousn’osons pas en chercher la source dans la connoiífance de l’applatiílement dala terre.
Varron paroît ctre le premier qui ait fait usage des éclipses pour régler lachronologie. Censorin (d) dit, en parlant de lui, pro atterâ suâsagacitate ,num. diversarum cìvitatum tempora , nunc deseclus , eorumque intervalla dinu-tfi&rans , eruit verum , lucemque ojìcndìt , pcr quam numerus certus non annorummodo , sed §' dierum perspiú potejì.
§. X X X V.
Nigidius Figulus étoit célébré par le savoir, quoiqu’astrologue (e). II estcité pour avoir composé deux ouvrages , l’un de la sphere barbarique ,l’autre de la sphere greque. Nous avons expliqué ce que les Grecs enten-daient par sphères greque & barbarique (/). Au tems d’Eudoxe , il n’y
(a) Bayle, Dict. art. Arimanius, Rem. A.(í) Porphyre , apui Euseb. Prtp. evang.Lib. III, c. i.
(c) Martini, Hist. de la Chine, T- 1 , p. L.
(d) Censorin, de dit natali, c. ri.
(e) Mém. Acad. Inscripc Tom. XXIX,p. 190.
(f) Astron. anc. p. y 07.
avoit