; 6 s ÉCLAIRCISSE MENS:
le point d’où l'on doit compter les longitudes. II est donc Fauteur de cetusage constamment suivi depuis lui par les astronomes.
§. XXX.
Il n’est pas douteux que Ptolémée n’ait connu quelques effets de la ré-fraction ; il n’est pas même le premier : cette connoissance étoit plus ancienneau moins de deux siécles. Nous avons fait voir que Poílìdonius & Cléomedeen ont parle (u). Kepler (b) pense que les anciens ont connu la réfraction furplusieurs passages , 8c entr’autres, fur un passage de Martianus Capella jle voici. Sol enim in nulUm (%odiaci) exccdens partem , in medio lïhramcntofertur , abfique ipso libnt consinio. Nam ibise aut in aufirum aquìlonemve déficelleai dimidium ferè momentum (c). Si momentum signifie ici degré, commecela pourroit être , on ne peut mieux exprimer l’effet 8c la quantité de laréfraction ; à l’exception seulement qu’on ne conçoit pas trop comment lesoleil étoit porté vers le midi. L’eífet de la réfraction dans notre hémisphèrele porte toujours vers le nord. Au reste, comme Martianus Capella est fort
postérieur â Prolémce, ce passage noie rien à ce que nous attribuons à cet
astronome.
Ptolémée avoit composé un traité d’optique où cette doctrine étoit déve-loppée. C’est un passage de Roger Bacon , cité par M. de Montucla , quile fait soupçonner. Bacon (d) , après avoir remarqué qu’on se trompoit» sur le lieu des astres vers l’horizon , après avoir même tenté de le prouver», par l’observation , ajoute ces mots j fie autem Ptolemœus in Lib. V dc», opticis , <5 Aíha\en in VII. Celui-ci enseigne effectivement, dans l’en-,• droit cité la même doctrine ; il explique de quelle maniéré on peut-, s’en assurer par l’observation , 8c il donne pour cause de cette réfraction*> la différence de transparence entre l’air qui nous environne immédia-r> tement , & Pécher qui est au-delà (<?) >,. Il est certain que Ptolémée parleen plusieurs endroits de l’Aimageste de la différence produite dans les obser-vations , par les changemens de l’atmosphere (fi) ; mais il y a apparencequ’il n’avoit en vue que les vapeurs qui s'éleveur dans Pair , & qui , enlui ôtant de fa transparence , laissoient voir plus difficilement les planètes8c les étoiles le matin à l’horizon , au tems de leur apparition. Le passagede Bacon prouve que Ptolémée a connu la réfraction , qu’il en avoit peut-
(d) Opusmajus, édit. 175 j, p 79 & 599.(c) Hist. des Mathéin. Tome I, p. 308 .(/) Almag. Lib. VIII, c. 6
(a) Supra , p. 110 & 11 f.
(b) Kepler, Paralip. ad Viícl. p. 1 jo.(f) Mart. ÇapcJla , Lib. VIII.
être