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Tome premier.
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ÉCLAIRCISSE M EN S. <?<,;

construisit de nouvelles Tables astronomiques que l’on conserve manuscritesdans la bibliothèque Bodleïenne. Il étoit d’ailleurs livré à l’astrologie ; il alailsé un ouvrage de ce genre, qui est imprimé à la suite de sédition deJulius Firmicus, faite à Baíle en iz zi.

Humenus fut un Egyptien qui dressa auíli des Tables astronomiques euarabe (a).

Albohazen , vers 1150 , composa un traité du mouvement & du lieu desétoiles fixes, que Rabi Juda traduisit d’arabe en espagnol , Sc qu’il dédia àAlphonse , Roi de Castille. C’est sur la lecture de ce livre qu’Alphonseadopta un sentiment plus sain, celui d’Albategnius fur le mouvement desfixes & fur la quantité de ce mouvement. Les Tables alphonsines avoientété publiées en 1152. : il les réforma à cet égard dans une nouvelle édition ,en 1156 (/,).

Vers le même tems Aben-Ragel écrivit huit livres des présages des astres,qui ont été mis au jour en latin avec des extraits Sc des traités de Meílala ,d’Alkindi , d’Avenar , d’Omar , de Zahel par Antoine Stupa & PierreLichtenstetn à Baste en 1571. Alcabitius composa des Elémens d’astrologie,qui ont été traduits en latin barbare. Valentin Nabod corrigea cette traduc-tion , Sc la fit imprimer avec un Commentaire à Cologne en 15 60 (c).

§. XXX.

Quoique les Arabes ne cultivassent l’astronomie que relativement àl’astrologie, on ne peut nier cependant qu’ils n’ayent été utiles à la sciencepar leurs observations Sc par leurs travaux ; ils sentirent même toute Futilitéde l’astronomie pour la géographie. Les Arabes eurent un grand nombrede géographes , dont plusieurs font célébrés, entr’autres, Esseriphus , Eíïi-chel, dont l’ouvrage étoit si estimé, que Roger, Roi de Sicile , disoit quePtolémée n’avoit décrit qu’une partie du monde , mais que ce géographeavoir embrassé l’univers entier (^) ; Abulfeda, Prince de Syrie Sc fameuxgéographe , qui a laissé une description fort estimée de l’Arabie , dontune partie a été publiée en arabe Sc en latin à Londres par Gréaves en1650 (f).

(a) Chnstmann , ad Alfergan.

Weidler , p. z 1 6 .

(b) Aug. Ricc. de motu oB. fphert, c. 4 6.Riccioli, Almag. Tom. I, p. XXIX.

(c) Baylc , Dict. hist. T. I, p. 13 /.Weidlcr, p. 118.

(d) Wcidlcr, ibid.

(e) Ibidem, p. il).

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