to 3 É C L A I R C I S S E M E N S.
la trépidation ou 1 ‘oscillation que Thebith avoic cru remarquer clans le mou-vement des fixes en longitude. On croît que Nasiireddin a pu aller jusqu’àla Chine avec les Tartares, Sc que c’est ainsi qu’il avoir acquis les connois-sances fur l’astronomie des Cathaïens ou des Chinois, que l’on trouve dansson ouvrage (c). Il établit par ses observations l’obliquité de l’écliptique de* 3 ° 3 °' (/')-
§. XXXV.
Al-Noddam , dont le vrai nom est HouíTain-ben-Mohamed-al-Nischa-bouri, dit ab Amni, l’aveugle , surnommé Nadham (c) , a fait des notes sucles Tables de Nasiireddin 3 il observa l’obliquité de l’écliptique de 13° 33 '(d)'Ce même astronome aíïìjroit que cette obliquité étoit décroissante 3 ainsi ladécouverte 11’est que renouvelée de nos jours. L’opinion de cet astronomese lie aux conjectures que nous avons proposées (e), Sc peut faire croireque la connoistance de cette diminution est plus ancienne qu’on ne lepense.
Shah-Cholgius fut un astronome Persan , né dans la Bactriane, qui floris-soit vers 1448 3 il ajouta un ample commentaire aux Tables ilckaniques : seshypothèses Sc ses élémens astronomiques font presque en tout conformes àceux de Ptolémée, comme nous savons remarqué 3 Gréaves en a traduitune partie imprimée à Londres en 16^ 1.
Dans ces Tables , on volt que les Persans n’ont fait que copier Ptolémée ;ils établistoient le rapport de l’excentricité du soleil au rayon de son orbite,comme Hypparque, de 1 q à 60. Les équations des autres planètes font lesmêmes que celles de Ptolémée 3 les nœuds , comme dans l’Almageste ,n’ont pas d’aurre mouvement que celui des étoiles fixes 3 en un mot cetteastronomie persanne n’est que l’astronomie d’Alexandrie , à l’exception desmoyens mouvemens, qui paroilsent avoir été établis fur de nouvelles obser-vations, puisqu’ils font différons de ceux de Ptolémée. On voir par le titre desTables ilekaniques , que ces tables furent dressées fur les anciennes observa-tions comparées aux modernes, c’est-à-dire, à celles de Nasiireddin (/). Voici
(a) Greaves , préface des Tables d’Ulug-Beg.
(é) Shah-Cholgius, Astronomlca quidam,iíc. p. f 6 .
(c) Herbelot , Bibliothèque orientale ,
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(d) Trans. philos. N°. 163, abrégé, T. I,p. r.61.
(e) Histoire de l’Astronomie ancienne,p. 141 & 333.
(/) Catalogue d cs manus, de la biblioth.du Roi, p. 287 , N°, 163.
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