6 }o ÉCLAIRCISSEMENS.
celle de i° 13' qu’avoit déterminée Hypparque. II semble qu’il y ait eu icicommunication ; si cette quantité étoit exacte , ils auroient pu la déterminerchacun de leur côté ; mais elle est fort en erreur , Sc il y a tant de maniérésde s’écarter de la vérité , qu’on peut croire que les erreurs qui se ressemblentsont copiées les unes fur les autres. Cependant cette communication ne peuts’être faite que par l’entremife des Arabes, Sc ceux-ci n’ont connu l’Alma-geste de Ptolémée qu’après la conquête de l’Egypte ; & lorsque leur califeAlmamon fit traduire dans fa langue les livres qui étoient le prix de ses vic-toires , ce suc vers Tan 8x4, environ un siecle après Y-hang. Ainsi nous neconcevons pas comment la détermination d’Hypparque auroit pu être trans-portée à la Chine 3 Sc nous aimerions mieux croire qu’il y avoir dans lesrestes de l’ancienne astronomie quelques observations , ou quelques élémens,qui avoient également servi de réglé à Y-hang & à Hypparque.
§. XVIII.
Parmi les cinq planètes , Jupiter fut celle donc "Y-ji^ng examina leplus le mouvement 3 il pose pour principe que cette planète emploie douzeans entiers à faire fa révolution dans le zodiaque : il assure que depuisl’an 17j 1, jufqu’à lan 255 ans avant J. C. , Jupiter faisoit un peu plus dedouze révolutions en 120 ans. Les astronomes ne croiront pas volontiersaujourd’hui que la révolution de Jupiter ait jamais été de moins de dixans. Y-Hang est plus près de la vérité dans ce qui regarde son rems ; iltrouve qu’en 84 ans Jupiter fait sept révolutions, & la douzième partiedu zodiaque (a) 3 ce qui fait 30° 11 23" environ par an : c'est à peu prèsle mouvement annuel de Jupiter. Y-hang connut aussi la réduction del’orbite de la lune à l’écliptique 3 ce qui lui feroit allez d'honneur , s’il nes’étoit pas trompé lourdement fur la quantité de cette réduction 3 il lafait de i°f , c est-à-dirc , à peu près quinze fois trop grande 3 d'ailleursni l’astronôme Y-hang , ni aucun autre jufqu’à l’arrivée des Jésuites, n’aconnu 1 inclinaiíon de la route des planètes à l’égard de l’écliptique. On3 cependant marqué beaucoup d’observations faites dans les différentesparties du zodiaque , des occultations des planètes par la lune, & desétoiles par les planètes. Or on connoissoit assez la latitude de ces étoilesSc leur déclinaison , auffi-bien que la latitude Sc la déclinaison de la lune ,
(a) Soueiít, Observât., Icc. Tome U, p. 84.