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6°. Alia secunda apologetica Defensio ejufdem.
7 °. Tractatus de concordiâ difcordantium astronomorum (a). 4
Ces ouvrages ont été imprimés vers la fin du quinzième siecle. Mais cdqui lui fait le plus d’honneur , c’est d’avoir connu la nécesiîté de corrigerle calendrier , 5 c de retrancher quelques jours , pour rendre à l’équinoxefa véritable place, ou du moins celle qui avoir été réglée par le concile deNicée. 11 proposa cette réformation au Pape Jean XXIII ; mais ce tems deschisme , où trois Papes fe difputoient l’empire de l’églife , demandoitd’autres réformes , Pierre d’Ailli ne fut point écouté. Le calendrier restaimparfait encore plus de deux siécles , 5c le cardinal n'eut que l’honneutd’en avoir connu l’imperfection. Ses belles connoiífances furent tachées parfa croyance à l’astrologie. II avança qu’on auroit pu prédire la naistance deJ. C. par les réglés de cette science , 5c il citoit l’étoile, qui apparut auxMages, 5c qui fut un signe de cette naistance. Mais í’apparition de cetteétoile , qui étoir un signe extraordinaire, ne pouvoit pas ctre calculée par laconnoilTance d es mouvemens célestes , comme la naistance de J. C. nepouvoit être annoncée que par l’esprit prophétique.
§. xvi.
Vers ce tems floristoit le cardinal Nicolas Cusa ; il avoit des comtois-sauces astronomiques. II a connu les défauts des tables d'AIphonfe , 5c ila écrit sur la réformation du calendrier. II remarqua que le mouvement desétoiles fixes , tel qu’il est établi dans les Tables d’AIphonfe , ne s’accorde pasavec les observations de Ptolémée(é). On lui fait honneur d’avoir le premierrenouvelé parmi les modernes l’opinion du mouvement de la terre (c). Sansremonter à l’ancien état de l’astronomie, cette idée avoit été jetée bien desfois parmi les philosophes , mais trop mal établie pour être admise ; elle nedevoir immortaliser que celui qui sautoir la démontrer. Le cardinal Cusamourut en 1464 .
George de Trébizonde , né en Crete, mais surnommé de Trébizonde,parce qu’il étoit originaire de cette ville , fut le premier qui traduisit enlatin l’Almageste de Ptolémée. II fut secrétaire du Pape Nicolas V; il étoitgrand partisan d’Aristote , qu’il mertoit infiniment au-dessus de Platon. Lecardinal Bessarion prit la défense du divin Platon. Ce schisme faisoit peu
(a)Baile, art. Ailli. Rem. H. (c) Voy. fes Œuvres, Lib. II & XII df
{b) Nonii Opéra, Libi II, c, 4, p, 50. doéiâ ignorantiâ.