€ 9 ‘i êclaircissemens.
réservé à Tycho : d’ailleurs il paroît avoir pensé que cet effet étoit le pîulgrand dans les solstices, le plus petit dans les équinoxes , & qu’il se bornoisaux environs de l’horizon , ce qui est bien éloigné d’ctre exact (a).
Nous remarquerons que les observations de Waltherus font foi , queVénus étoit observée en plein jour, à midi moine, étant éloignée du soleild’environ 30°. Mais on ne dic point comment les observateurs pouvoiensvoir cet astre en plein jour, fans lunettes ; on ne dit point qu’ils se servissentde longs tuyaux , ni qu’ils eussent obscurci la chambre ( 4 ).
§. XXVI.
Nous avons dit que Ptolémée, ou Hypparque , avoient déterminé la lon-gitude des étoiles, en les comparant au Soleil. Comme elles ne font pointvisibles en plein jour, ils s’étoient servi de la Lune pour faire une obser-vation intermédiaire; nous voyons que Waltherus y substitua Vénus , ce quiétoit beaucoup plus exact, parce que son mouvement est infiniment pluslent , Sc que la parallaxe étoit insensible relativement aux instrumens eirusage alors (c).
La position d’une étoile , ainsi bien établie, servoit à trouver les longitudesde toutes les autres, & les longitudes des planètes. On volt que Waltherus >ayant observé un grand nombre de fois la position d ’Aldcbaran dans 20° 35*des Gémeaux , se servoit de cette longitude connue pour rectifier son ins-trument. Il plaçoit l’éroile sur ce point, & il étoit sûr de toutes les longitudesqu’il observoit ensuite [d). II avok déterminé particulièrement cette positionvers 1491 : aussi en 1503 prescrivoit-il d’ajouter 10' (e) à toutes les positionstrouvées par le moyen de cette étoile, à cause de son mouvement en Ion-:gitude.
§. XXVII.
Les observations de Waltherus font toujours accompagnées de notes quifont connoître la confiance qu’on y doit avoir, &c celle qu’il y avoir lui-même ; ce qui caractérise un observateur soigneux & exact. II remarque-aussi avec soin l’accord , ou les erreurs des tables. Ces observations font deséclipses » des longitudes des étoiles & des planètes , des conjonctions desplanètes entr’elles & avec les étoiles, des distances mesurées des unes aux
(a) Observ. pub. à Nuremb. p. jt,Kepler, Paralip. ad Vìtel, p. j 3 1.(4) Observ. pub. à Nuremb. p. jj.
(c) lbid.
\d ) lbid . p» J f,
(f) lbid.