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cherchoit. Copernic proposa encore une autre explication , c’éroit celle qu’iíavoir employée pour la Lune , d’1111 épicycle roulant sur un autre épicycle,Sc porté sur un déférent (u). II n’employa point d’épicycle pour Vénus ,mais il fit mouvoir le centre de l’orbite de Vénus fur un petit cercle sem-blable à celui que Ptolémée avoir déjà employé en pareille occasion (/>).On peut croire que ces deux artifices font pour tenir compte de l’excentri-cité de Vénus S: de celle de la terre , dont les effets se compliquent dansles apparences. L’excentricité de Ptolémée partagée , Sc l’épicyde établi duquart de cette excentricité avoient le mcme objet. Ainsi Copernic , envoulant dépouiller les apparences du mouvement des planètes de touc ce quitient au mouvement de la terre, manquoit son objet par son respect pourle vieux préjugé des mouvemens circulaires. Comme il ne faisoit pointusage de l’excentricité de la Terre , il la retrouvoit partout. Quant au mou-vement de Mercure , il employa les mêmes moyens , mais il fut obliged’y ajouter un épicycle (c). La complication n’est pas moins grande pourexpliquer la variation & la latitude des planètes : il admet trois cauíes ; lçchangement dé position de la pláilCES dilH sûh orbë incliné ù lccliptique,par lequel elle s’éloigne plus ou moins de ce cercle ; la distance de la terreà la planète , qui étant plus ou moins grande , à cause du mouvementpropre de notre globe, fait paraître la latitude fous un angle plus ou moinsgrand. Tout cela étoit bien jusques.-là , mais il admet une libration parlaquelle l'iuclinaifou est augmentée Sc diminuée , Sc qui s’exécute dansde petits cercles. Cette derniere variation doit encore tenir à l’effet del’excentricité. Nous «'imaginons pas qu’on attende de nous des explica-tions plus détaillées de toutes ces inventions d’aurant plus pénibles qu’ellescroient plus éloignées de la vérité : ce seroit un grand travail que celui dedémontrer comment ces suppositions cadroient bien ou mal avec les phéno-mènes. Certe étude de notre part, qui en exigeroit une autre de nos lecteurspour nous entendre , seroit du rems perdu pour les uns Sc pour les autres. Unous sustit de donner l’eíprit des méthodes Sc des explications. Au resteCopernic n’a pas fait la multitude d’obfervations que demanderoient toutesles théories qu’il a établies ; il s’est servi de toutes celles qui avoient étéfaites avant lui , &: notamment par Ptolémée. II s’est proposé de repré-senter tous les mouvemens qui en résultent, par des hypothèses plus simples
(u) D t rtvolutionibus críeji. çccl. Lib. Y, (b) Ibid. c. 11,
sap, 4. {c) lbid. c. îj.