DE L’ASTRONOMIE MODERNE. n
Si Tordre des corps réguliers, qui font inscrits dans les cerclesdes planètes (a). La folie de l’homme a toujours été de vouloirpénétrer les premieres raisons de la nature, qui seront toujoursinconnues.
On peut remarquer la manie de ce siecle , de mêler leschoses sacrées aux choses qui ne íont que pour la curiosité, oupour futilité mondaine des hommes. Képler considéré troisgrandes choses qui font en repos ; le ciel des fixes, le soleilêe Tintervalle énorme qui les sépare ; il les compare tout deLuire à la Trinité, &i la figure sphérique , qui est celle de Tuni-vers, qui cn renferme toutes les parties , est l’image de TÊtresuprême , qui enveloppe tout de son immensité (b).
§. VIII.
L a réputation de Képler le si t appeler pour enseigner àGratz en Scirie ; &i son ouvrage des Proportions des orbescélestes , qu’ii envoya à Tycho , lui valut le suffrage de cegrand astronome. Leur co n n oi fia n ce commença par lettres ;Tycho, qui vit un jeune homme dominé par Timagination,lin conseilla de s’apphquer à Tobíervation avant de remonteraux causes. 11 Taíïura qu’íl trouveroit plus de vérité dans seshypothèses que dans celles de Copernic. Cependant il sentitque Képie§ seroit ion successeur, &. il désira passionnément desavoir auprès de lui. Tycho lui fit donner le titre de mathé-maticien de l’Empereur, avec des pensions. Képler suivi de safamille, vint s’établir à Prague; mais il fut tourmenté d’unefièvre assez longue , qui troubla les études qu’il pouvoit faireauprès de Tycho. Képler paroi t aussi s’être plaint à son ancien
Epitome Astron. Coper.u Lib. I. p. u ,Lib. IV, p. 437.
Bij
{a) Mysterìum cosmographicum 3 p. ij.(£) loid. p. 7.