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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 7
rectifier ces anciennes pensées ; qu’il en a fallu pour les faireadmettre. Képler n’ofa point croire que le soleil pût paroîtreplus grand que la lune : voici comment il s’y prit pour expli-quer le phénomène de la couronne lumineuse dans les éclipsesannulaires. II proposa deux causes : l’une , que la matière delether pouvoit être plus ferrée Le plus dense à l’entour dusoleil , Sc que nous réfléchissant quelques-uns de fes rayons,elle paroisse!t le ceindre d’une couronne; l’autre, que la luneelle-même pouvoit être enveloppée d’un air plus dense quel’éther, où les rayons du soleil fe réfractent, amplifient sonimage, 6e le font paroître plus grand que la lune; Képler fetrompoit , puisque cet excès de grandeur est une réalité , Lenon une apparence. Mais ce qui est remarquable , ce quiprouve la sagacité de son esprit, Le l’instinct que la nature luiavoir donné pour le vrai, c’est que dans ces erreurs mêmes ilfe rencontre des vérités. En inventant ces causes (a ), il a touchéde très - près à deux phénomènes , qui n’ont été découvertsqu après lui : savoir , l’atmofphére solaire , Le l’inflexion desrayons qui passent auprès de la lune , Le qui réellement feréfractent dans son atmosphère pour aggrandir l’image dusoleil.
§. XVIII.
Képler a traité de la parallaxe dans son astronomie op-tique; il associoit la seconde de ces sciences à la premiere , pourdépouiller les phénomènes de toute illusion ; la parallaxe estune de ces illusions. II passe au calcul des éclipses de soleil, quien font affectées, Le il leur donne un usage Sc une utilité,en les appliquant à la recherche des longitudes terrestres (b).
(b) Ibìd. p. 3 8J & íuiv.
Dij
{d) Astron. opt. p. 301 & 301, '