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dessinant fur un plan, en déterminer à chaque instant les appa-rences , au moyen de la réglé Lc du compas.
§. XIX.
Il est curieux de suivre la durée des préjugés, leur résistance,de voir comment ils s’affoibliíTent par les vérités nouvelles, 6ccomment ils subsistent encore long - rems avec elles. Képleravoir prouvé que la lune n avoit que la lumière qu’elle reçoitdu soleil ; il expliqua les phénomènes , qui avoient fait peníeraux anciens qu’elle brilloit aussi de fa propre clarté ; mais iln’étendit pas d’abord cette vérité aux autres planètes. En1602 . il soutint une thèse, où il tenta de prouver qu’elles bril-loient de deux lumières distérentes, l’une empruntée du Soleil,l’autre qui leur étoit propre (a). II introduisit un rayon de lalumière de Vénus avec un rayon lunaire dans une chambreobscure ; il les compara , 6c en remarquant que la clarté desimages étoit dans le rapport de 4 à 1 {b) , il vit que la scin-tillation de Vénus existoit encore dans son image, tandis quela lumière de la Lune étoit tranquille &c fans mouvement ,d’ailleurs les planètes , telles que Saturne , Jupiter , Mars ,Vénus 6c Mercure ont une lumière colorée : la couleur 6c lascintillation lui parurent les caractères d’une lumière propre.Voilà quel fut son premier sentiment ; mais lorsque les téles-copes furent inventés, lorsque Galilée eut montré que toutesles planètes avoient, comme la lune, un disque argenté, unelumière tranquille , enfermée 6c terminée par un cercle , aulieu que les étoiles brilloient par jets 6c par des rayons, commeun point réellement lumineux, Képler revint à ce sentiment,
(a) Astron■ opt. p. r.61. soit que cette méthode pouvoit servir à
(b) II y introduisit également la lumière déterminer les hauteurs Sc les azixnuths des
de Jupiter Sc de l’Épi de la Yierge. I! peu- astres, p. lyj.