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Tome second.
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z8 HISTOIRE

encore, où la philosophie d’Aristote régnoit dans les écoles ,on s’occupoic de beaucoup de questions oiseuses Le insolubles.Képler se sarigue pour les réloudre. On demandoit quelle écoicla matière de l'étoile [a) ? Si cette matière existoit auparavant,ou st elle avoit été créée exprès {b) ? Si l’étoile étoit descenduedes profondeurs du ciel pour s’avancer dans la région des sixesvisibles (c) ? Ces questions avoient déjà été agitées en 1571 :l'ignorance Le le préjugé n’ont qu'u ne allure, Le ils se répetentdepuis le commencement du monde. La derniere de ces ques-tions étoit la feule qui méritât un examen Le une réponse.Mais, dans les choses nouvelles de la nature, il est souvent plusaisé de dire les eau lés qui n’agissent pas , que de pénétrer cellesqui ont agi. Képler établit que si cette étoile a un mouvementcirculaire , à la maniéré des planètes, par lequel elle s’approcheLc s’éloigne de nous, ce mouvement doit changer son lieudans le ciel. Si l'on dit que l'este t en est insensible, il répondque l’étoile est cependant visible , Lc il est ridicule de prétendreque l’étoile le soit, & que l’orbe qu’elle décrit, qui doit êtreconsidérablement plus étendu que son globe , íoit insensibleà la vue. L’étoile ne doit pas non plus setre avancée en lignedroite; car alors pourquoi ne marche-t-elle pointa pas égaux?Pourquoi a-t-elle paru tout-à-coup, tandis qu’elle s’est éteintepeu à peu ? D’ailleurs Képler objecte encore qu’il n’y a pointd’espace pour ce mouvement dans í’univers ; il s’éleve contreBrunus, Lc contre son opinion de l’étendue infinie du monde.Quelques disciples de Copernic étendant ses principes , Lcenchérissant fur ses idées, dií'oient déjà que les étoiles les plusproches étoient séparées par des distances égales à celles de laterre aux étoiles mêmes.

(a) De jìtllâ' novâ in p e &c Serpentarii,FS- í>7-

(b) Ibid. p. 100.

(c) Ibid. p. 104.